<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jurisexpert &#187; Fiches Pratiques</title>
	<atom:link href="http://www.jurisexpert.net/category/blog/fiches-pratiques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.jurisexpert.net</link>
	<description>Site du cabinet et blog juridique</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 17:00:16 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Brevetabilité et innovation, brevets de logiciel et combinaisons nouvelles</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/brevetabilite-et-innovation-brevets-de-logiciel-et-combinaisons-nouvelles/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/brevetabilite-et-innovation-brevets-de-logiciel-et-combinaisons-nouvelles/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 06:59:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit des logiciels]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[propriété industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[brevet]]></category>
		<category><![CDATA[brevetabilité des logiciels]]></category>
		<category><![CDATA[Propriété intellectuelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=965</guid>
		<description><![CDATA[Pour être brevetable, une invention doit être une solution technique à un problème technique (I) et répondre aux conditions de la brevetabilité posées par le Code de la propriété intellectuelle (CPI) (II). Le logiciel a fait l&#8217;objet d&#8217;une évolution particulière (III).
I / La notion d&#8217;invention brevetable
La notion d&#8217;invention brevetable est définie de manière négative par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour être brevetable, une invention doit être une solution technique à un problème technique (I) et répondre aux conditions de la brevetabilité posées par le Code de la propriété intellectuelle (CPI) (II). Le logiciel a fait l&#8217;objet d&#8217;une évolution particulière (III).</p>
<p>I / La notion d&#8217;invention brevetable</p>
<p>La notion d&#8217;invention brevetable est définie de manière négative par le Code de la Propriété intellectuelle. Celui-ci ne définit pas ce qu&#8217;est une invention mais ce qui ne l&#8217;est pas.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;article L611-10 alinéa 2 dispose :<br />
« Ne sont pas considérées comme des inventions au sens du premier alinéa du présent article notamment :<br />
a) les découvertes, ainsi que les théories scientifiques et les méthodes mathématiques ;<br />
b) les créations artistiques ;<br />
c) les plans, principes et méthodes dans l&#8217;exercice d&#8217;activités intellectuelles, en matière de jeu ou dans le domaine des activités économiques, ainsi que les programmes d&#8217;ordinateurs ;[le cas des programmes d'ordinateurs = le cas du logiciel → III]<br />
d) les présentations d&#8217;informations. »</p>
<p>Le CPI définit également les inventions qui ne sont pas brevetables.</p>
<p>Ainsi, selon l&#8217;article L.611-16 :<br />
« les méthodes de traitement chirurgical ou thérapeutique du corps humain ou animal et les méthodes de diagnostic appliquées au corps humain ou animal. Cette disposition ne s&#8217;applique pas aux produits, notamment aux substances ou compositions, pour la mise en œuvre de l&#8217;une de ces méthodes ».</p>
<p>Ne sont pas non plus brevetables selon l&#8217;article L.611-17 :<br />
« les inventions dont l&#8217;exploitation commerciale serait contraire à la dignité de la personne humaine, à l&#8217;ordre public ou aux bonnes mœurs, cette contrariété pouvant résulter du seul fait que cette exploitation est interdite par une disposition législative ou réglementaire ».</p>
<p>Enfin, l&#8217;article L.611-19 dispose également que :<br />
« Ne sont pas brevetables :<br />
1° Les races animales ;<br />
2° Les variétés végétales […] ;<br />
3° Les procédés essentiellement biologiques pour l&#8217;obtention des végétaux et des animaux ; sont considérés comme tels les procédés qui font exclusivement appel à des phénomènes naturels comme le croisement ou la sélection ;<br />
4° Les procédés de modification de l&#8217;identité génétique des animaux de nature à provoquer chez eux  des souffrances sans utilité médicale substantielle pour l&#8217;homme ou l&#8217;animal, ainsi que les animaux issus de tels procédés ».</p>
<p>L&#8217;invention peut porter sur un procédé (ex : un procédé de lutte contre les parasites des animaux à sang chaud) ou sur un produit (ex : une molécule, un matériau, une machine).</p>
<p>Un procédé peut être défini comme une suite d&#8217;étapes techniques produisant un effet technique.</p>
<p>II / Les conditions de la brevetabilité</p>
<p>L&#8217;article L.611-10 du CPI dispose :<br />
« Sont brevetables, dans tous les domaines technologiques, les inventions nouvelles impliquant une activité inventive et susceptibles d&#8217;application industrielle ».</p>
<p>II.1/ La nouveauté</p>
<p>La nouveauté est définie à l&#8217;article L.611-11 du CPI :<br />
«  Une invention est considérée comme nouvelle si elle n&#8217;est pas comprise dans l&#8217;état de la technique.<br />
L&#8217;état de la technique est constitué par tout ce qui a été rendu accessible aux public avant la date de dépôt de la demande de brevet par une description écrite ou orale, un usage ou tout autre moyen.<br />
Est également considéré comme compris dans l&#8217;état de la technique le contenu de demandes de brevet français et de demande de brevet européen ou international désignant la France, telles qu&#8217;elles ont été déposées, qui ont une date antérieure à celle mentionnée au second alinéa du présent article et qui n&#8217;ont été publiées qu&#8217;à cette date ou qu&#8217;à une date postérieure ».</p>
<p>L&#8217;invention ne doit pas exister de toutes pièces dans l&#8217;état de la technique.</p>
<p>L&#8217;invention ne doit donc pas avoir été rendue accessible au public, quels qu&#8217;en soient l&#8217;auteur, la date, le lieu, le moyen et la forme de la présentation au public. Si tel est le cas, l&#8217;invention n&#8217;est plus brevetable.</p>
<p>Ex : la divulgation dans une revue scientifique de l&#8217;invention la veille du dépôt détruit la nouveauté.</p>
<p>Souvent, l&#8217;inventeur lui-même détruit la nouveauté. Il faut donc veiller à conserver le secret absolu à l&#8217;égard de l&#8217;invention, notamment en prenant le soin de faire signer des accords de confidentialité à toutes les personnes qui ont accès à l&#8217;invention (salariés, partenaires commerciaux, partenaires financiers, sous-traitants, personnes ayant accès aux locaux).</p>
<p>Ex : il a été jugé que l&#8217;entreposage d&#8217;un produit constitutif d&#8217;une invention dans un local ouvert et accessible au public était destructeur de la nouveauté. Idem pour un essai effectué dans des circonstances insuffisamment confidentielles.</p>
<p>Exception : si la divulgation résulte d&#8217;un abus, elle n&#8217;affecte pas la nouveauté de l&#8217;invention, si elle a lieu dans les 6 mois précédant le dépôt de la demande. L&#8217;abus peut, par exemple, consister en la divulgation en violation d&#8217;un secret professionnel, d&#8217;une obligation contractuelle de confidentialité ou sans l&#8217;accord de l&#8217;inventeur.</p>
<p>II.2 / L&#8217;activité inventive</p>
<p>La notion d&#8217;activité inventive est définie à l&#8217;article L.611-14 du CPI :<br />
« Une invention est considérée comme impliquant une activité inventive si, pour un homme du métier, elle ne découle pas de manière évidente de l&#8217;état de la technique. Si l&#8217;état de la technique comprend des documents mentionnés au 3ème alinéa de l&#8217;article L.611-11, ils ne sont pas pris en considération pour l&#8217;appréciation de l&#8217;activité inventive ».</p>
<p>Cette condition est donc subtile et subjective (fondée sur les connaissances de l&#8217;homme du métier), c&#8217;est donc la plus difficile à apprécier.</p>
<p>L&#8217;homme du métier peut être défini comme un homme de l&#8217;art normalement compétent, à savoir un spécialiste confirmé dans le domaine concerné mais de qualité moyenne. On parle de connaissances normales. Il est celui du domaine technique auquel se rattache l&#8217;invention. </p>
<p>Ex : Si l&#8217;homme du métier en cosmétologie ne peut méconnaître les principes essentiels de la dermatologie, ses connaissances ne s&#8217;étendent pas aux dernières communications et recherches dans le domaine de la cancérologie, qui ne sont pas encore des données acquises et incontestables de la science (TGI Paris, 16 novembre 1994).</p>
<p>Ainsi, pour lui, l&#8217;invention ne doit pas être évidente. La non-évidence est appréciée par les tribunaux au regard d&#8217;un faisceau d&#8217;indices.</p>
<p>Ex : il est évident pour l&#8217;homme du métier d&#8217;utiliser, par de simples opérations d&#8217;exécution, un élément d&#8217;un type connu pour lui faire remplir la même fonction dans une application équivalente ( CA Paris, 5 mai 1988).</p>
<p>Notion de combinaison et juxtaposition de moyens connus :</p>
<p>Ex : Une combinaison de moyen nécessite la coopération de ces moyens en vue d&#8217;un résultat distinct de la simple addition des moyens juxtaposés. Ainsi, c&#8217;est à bon droit qu&#8217;un arrêt prononce la nullité d&#8217;un brevet pour défaut de nouveauté de la revendication 1 et pour défaut d&#8217;activité inventive de la revendication 1 à 6, dès lors qu&#8217;il relève que ces revendications, loin de former une combinaison, ne constituent qu&#8217;une simple juxtaposition de moyens (Cass. Com., 4 mai 1993).</p>
<p>Ex : Les divers éléments pris séparément étant divulgués, la combinaison de ces éléments qui tendaient, pour une même application industrielle, au même résultat, apparaît comme découlant de manière évidente de l&#8217;état de la technique (CA Bordeaux, 15 janvier 1990).</p>
<p>Ex : la Cour qui retient que les antériorités invoquées ne décrivaient pas la combinaison d&#8217;une douille d&#8217;un emploi simple et d&#8217;un élément de fixation permettant de supporter le poids d&#8217;un homme, que cette combinaison décrivait un moyen nouveau et ne découlait pas pour l&#8217;homme du métier du secteur considéré d&#8217;une manière évidente de l&#8217;état antérieur de la technique constituée par les brevets invoqués au titre de l&#8217;antériorité, a légalement justifié sa décision (Cass. Com., 18 octobre 1994).</p>
<p>II.3 / L&#8217;application industrielle</p>
<p>La dernière condition de la brevetabilité est définie à l&#8217;article L.611-15 du CPI :<br />
« Une invention est considérée comme susceptible d&#8217;application industrielle si son objet peut être fabriqué ou utilisé dans tout genre d&#8217;industrie, y compris l&#8217;agriculture ».</p>
<p>Cette condition est beaucoup plus facile à remplir, étant donné qu&#8217;il suffit que le produit ou le procédé puisse être mis en œuvre par ou pour l&#8217;industrie. Dès lors que l&#8217;invention présente un caractère technique, la condition est acquise.<br />
En outre, la notion d&#8217;industrie est appréciée très largement et couvre toutes les activités humaines organisées.</p>
<p>Ainsi, tous les produits répondent à la condition dès lors que la fabrication peut être manufacturée. Pour les procédés, il suffit que leur mise en œuvre ait une signification économique et dépasse donc la sphère privée.</p>
<p>Ex : La condition d&#8217;application industrielle est remplie dès lors que l&#8217;objet de l&#8217;invention peut être fabriqué, sans que l&#8217;atteinte de résultat soit exigée (CA Paris, 17 octobre 2007).</p>
<p>Ex : Une méthode contraceptive destinée à être mise en œuvre dans un cadre privé et intime n&#8217;est pas susceptible d&#8217;application industrielle (OEB, chambre des recours techniques, 9 novembre 1994).</p>
<p>III / Le cas particulier de la brevetabilité des logiciels</p>
<p>Il est acquis que le logiciel est protégé par le droit d&#8217;auteur. Cette protection ne porte que sur la forme et non sur les idées. Le logiciel sera protégé s&#8217;il est original.<br />
Ainsi, le titulaire des droits d&#8217;auteur sur le logiciel pourra interdire aux tiers de le reproduire, de l&#8217;utiliser, de l&#8217;adapter ou encore de le commercialiser.</p>
<p>Depuis longtemps, les industriels réclamaient que les logiciels puissent faire l&#8217;objet d&#8217;une protection par le brevet. </p>
<p>Or, il existe un principe ancien d&#8217;exclusion de la brevetabilité des logiciels (loi du 2 janvier 1968).</p>
<p>L&#8217;article L.611-10 du CPI dispose d&#8217;ailleurs que ne sont pas considérés comme des inventions « les programmes d&#8217;ordinateurs » (toujours en vigueur).</p>
<p>Cependant, compte tenu des enjeux économiques, la plupart des offices accordent plus ou moins ouvertement des brevets sur des inventions logicielles en tant que successions d&#8217;opérations logiques décrivant un procédé qui peut avoir une application technique.</p>
<p>Au niveau européen, l&#8217;article 52 de la Convention sur le Brevet Européen  prévoit l&#8217;exclusion de brevetabilité des « programmes d&#8217;ordinateurs en tant que tels », c&#8217;est-à-dire les logiciels « per se ».</p>
<p>L&#8217;exclusion ne concerne donc pas les dispositifs matériels qui permettent le fonctionnement, la mise en œuvre du logiciel. C&#8217;est pourquoi, un ordinateur ou certains de ses éléments peuvent parfaitement être brevetés.</p>
<p>L&#8217;OEB a évolué et a accepté la brevetabilité de programmes pouvant être revendiqués en eux-mêmes, comme produits-programmes ou comme enregistrement sur un support. </p>
<p>Une évolution des textes aurait été opportune mais elle n&#8217;est pas intervenue.<br />
Le Parlement a rejeté en juillet 2005 la proposition de directive sur la brevetabilité des inventions mises en œuvre par ordinateur.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/brevetabilite-et-innovation-brevets-de-logiciel-et-combinaisons-nouvelles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>ONG et ASSOCIATIONS</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/ong-et-associations/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/ong-et-associations/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 08:51:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[associations]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[organisations non gouvernementales]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=934</guid>
		<description><![CDATA[Il convient préalablement de remarquer qu&#8217;il n&#8217;existe aucune définition juridique claire, ni en droit français, ni en droit international, de la notion d&#8217;ONG.
En France, les ONG sont créées soit sous le statut d&#8217;association, soit sous celui de fondation. La différence essentielle entre ces deux régimes réside dans le fait qu&#8217;une association est un regroupement de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il convient préalablement de remarquer qu&#8217;il n&#8217;existe aucune définition juridique claire, ni en droit français, ni en droit international, de la notion d&#8217;ONG.</p>
<p>En France, les ONG sont créées soit sous le statut d&#8217;association, soit sous celui de fondation. La différence essentielle entre ces deux régimes réside dans le fait qu&#8217;une association est un regroupement de personnes alors qu&#8217;une fondation est l&#8217;affectation d&#8217;un patrimoine à une cause par une personne morale ou physique.</p>
<p>Les ONG françaises ont à 98% un statut d&#8217;association régi par la loi du 1er juillet 1901. On ne dénombre que quelques fondations.</p>
<p>I	Le statut de l&#8217;Association : un statut plébiscité</p>
<p>L&#8217;article 1er de la loi de 1901 définit le contrat d&#8217;association comme « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d&#8217;une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager les bénéfices. Elle est régie, quant à sa validité, par les principes généraux du droit applicable aux contrats et obligations ».</p>
<p>La liberté est très présente dans le statut associatif : chacun est libre de se constituer en association, et n&#8217;est pas tenu de déclarer sa mise en sommeil ou sa cessation.</p>
<p>Le cadre général de l&#8217;association offre une grande souplesse. En effet, l&#8217;objet d&#8217;une association est libre, à deux restrictions près : elle ne doit pas porter atteinte à l&#8217;ordre public et le partage de bénéfice entre les membres est interdit.</p>
<p>En France, trois régimes sont régis par les dispositions de la loi de 1901 : les associations non déclarées ou libres, les associations déclarées et les associations reconnues d&#8217;utilité publique.</p>
<p>1/ Création d&#8217;une association</p>
<p>Le régime associatif est simplement déclaratif. Cela signifie que le dépôt en préfecture d&#8217;une déclaration et des statuts d&#8217;une association suffit à lui conférer une existence juridique. </p>
<p>Voici les différentes étapes de la création d&#8217;une association :</p>
<p>   <em>Rédiger les statuts </em><br />
Ils sont obligatoires.</p>
<p>   <em>Organiser une assemblée constitutive</em><br />
Elle n&#8217;est pas obligatoire mais fortement conseillée. C&#8217;est en général lors de cette assemblée que les statuts sont approuvés et que les membres du Conseil d&#8217;Administration sont élus. Il convient de rédiger un compte-rendu de l&#8217;assemblée en précisant la liste des administrateurs et leurs responsabilité au sien de l&#8217;association. </p>
<p>   <em>Faire une déclaration en Préfecture</em><br />
Pour acquérir une personnalité juridique, l&#8217;association doit se déclarer en préfecture ou en sous-préfecture du département de son siège social.<br />
La déclaration doit mentionner : la dénomination complète, l&#8217;objet, l&#8217;adresse et la liste des dirigeants (nom, prénom, date et lieu de naissance, nationalité, profession, domicile).<br />
Le formulaire de déclaration doit être fourni en deux exemplaires, accompagnés de deux exemplaires des statuts certifiés conformes et datés par deux personnes au moins avec la mention de leurs fonctions respectives.</p>
<p>   <em>Publication au Journal Officiel</em><br />
Après le dépôt du dossier, la préfecture adresse un récépissé à adresser au Journal Officiel dans un délai de 15 jours afin de publier un extrait de la déclaration. Cette publication est payante.</p>
<p>   <em>Rédiger le règlement intérieur</em>.<br />
Cela est facultatif – excepté pour les associations reconnues d&#8217;utilité publique – et peut être rédigé après le dépôt des statuts. Il permet d&#8217;apporter des précisions supplémentaires aux statuts et de décrire le fonctionnement de l&#8217;association. </p>
<p>   <em>Souscrire des assurances</em><br />
Même si elles sont facultatives, il est préférables de souscrire des assurances. L&#8217;association doit garantir la responsabilité civile de ses dirigeants, membres, salariés, bénévoles et de toutes les personnes dont elle a la responsabilité dans le cadre de ses activités. </p>
<p>   <em>Autres démarches </em>:<br />
ouvrir un compte au nom de l&#8217;association dans une banque.<br />
Pour connaître le régime fiscal de l&#8217;association (notamment si elle est assujetie ou non aux impôts commerciaux), prendre contact avec le « correspondant association » du service fiscal du département.<br />
Se déclarer au centre des impôts dont l&#8217;association dépend.<br />
Si l&#8217;association a des salariés, déclarer l&#8217;association à l&#8217;URSSAF, aux ASSEDICS et à la Caisse de retraite complémentaire.</p>
<p>2/ Les associations reconnues d&#8217;utilité publique</p>
<p>Les associations peuvent être reconnues d&#8217;utilité publique par un décret en Conseil d’État. </p>
<p>Les avantages de la reconnaissance par l’État de l&#8217;utilité publique sont nombreux. Cela permet à l&#8217;association de bénéficier d&#8217;une légitimité et d&#8217;une renommée particulières dans les domaines d&#8217;activités dans lesquels elle s&#8217;inscrit, mais surtout, cela l&#8217;autorise à se voir transmettre des donations et des legs, c&#8217;est-à-dire acquérir à titre gratuit (contrairement à la plupart des autres associations qui ne peuvent recevoir que des dons manuels).</p>
<p>En France, peu d&#8217;associations sont reconnues d&#8217;utilité publique en raison des conditions d&#8217;obtention et de la procédure à suivre.</p>
<p>Les critères, résultant de la pratique, sont les suivants :<br />
	L&#8217;ancienneté : l&#8217;association doit avoir plus de trois ans d&#8217;activité comme association déclarée ;<br />
	Le domaine d&#8217;action : l&#8217;association doit œuvrer dans l&#8217;intérêt général ;<br />
	Le rayon d&#8217;action : l&#8217;association doit être d&#8217;envergure nationale ;<br />
	La taille : l&#8217;association doit compter au moins 200 adhérents ;<br />
	Le financement : l&#8217;association doit pouvoir bénéficier d&#8217;un montant annuel de ressources au moins égal à 46 000 euros provenant en majorité de ses ressources propres (et non de subventions publiques) et justifier de résultats positifs au cours des trois derniers exercices ;<br />
	Les statuts : ceux de l&#8217;association doivent correspondre aux dispositions contenues au sein de statuts types prévus pour les associations reconnues d&#8217;utilité publique tels qu&#8217;approuvés par le Conseil d’État.</p>
<p>La procédure à suivre est la suivante : L&#8217;association doit adresser un dossier au Ministère de l&#8217;Intérieur en y joignant un certain nombre de documents (tels que la liste et l&#8217;identité des dirigeants, les statuts, la description du fonctionnement et de l&#8217;objet de l&#8217;association, certains documents comptables, etc).</p>
<p>A réception de la demande, le ministère peut faire procéder à l&#8217;instruction du dossier afin d&#8217;examiner son bien-fondé. Il recueillera ensuite l&#8217;avis du ministère compétent au regard des activités de l&#8217;association (sport, culture, environnement&#8230;). En cas d&#8217;avis favorable, le dossier est alors transmis au Conseil d’État afin que celui-ci émette à son tour un avis. Lorsque celui-ci est également favorable, la décision est prise par le biais d&#8217;un décret en Conseil d’État. Ce décret porte reconnaissance d&#8217;utilité publique et est publié au Journal Officiel.</p>
<p>3/ La fiscalité applicable aux associations françaises</p>
<p>En principe, les organismes réputés être sans but lucratif ne sont pas soumis aux impôts dus par les personnes exerçant une activité commerciale, à savoir l&#8217;impôt sur les sociétés, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe professionnelle. Ils bénéficient donc de larges exonérations fiscales.</p>
<p>La fiscalité des dons aux associations a fait l&#8217;objet de modifications successives. Il s&#8217;agit en particulier de la loi n°2003-709 du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations et de la loi n°2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale.<br />
Toutes deux ont relevé le taux de déductibilité fiscale applicable aux dons des particuliers. De même, la fiscalité des dons aux entreprises a également été revue.</p>
<p>Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une association (ou d&#8217;une fondation) reconnue d&#8217;utilité publique, il est possible de déduire ses dons de ses impôts. En effet, si le donateur choisit de faire un don à une association reconnue d&#8217;utilité publique, il peut déduire 66% de la somme versée dans la limite de 20% de son revenu imposable.</p>
<p>II	Le statut de la fondation : une alternative méconnue des ONG</p>
<p>Le statut de la fondation est régi par la loi n°87-571 du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat qui prévoit et organise leur fonctionnement. Elle est définit comme « l&#8217;acte par lequel une ou plusieurs personnes physiques ou morales décident l&#8217;affectation irrévocable de biens, droits ou ressources à la réalisation d&#8217;une œuvre d&#8217;intérêt général et à but non lucratif ».</p>
<p>A la différence des associations, les fondations ont un régime juridique de concession, c&#8217;est-à-dire que leur création requiert une autorisation express des pouvoirs publics. </p>
<p>De plus, la fondation se distingue de l&#8217;association par le fait qu&#8217;elle ne résulte pas d&#8217;un regroupement de personnes morales ou physiques pour réaliser un projet commun, mais d&#8217;un engagement financier irrévocable de ses fondateurs en vue de réaliser une œuvre d&#8217;intérêt général à but non lucratif. Elle ne comporte pas de membres, mais elle est dirigée soit par un conseil d&#8217;administration, soit par un directoire, soit par un conseil de surveillance.</p>
<p>La création d&#8217;une fondation n&#8217;est pas libre. Elle n&#8217;a pas d&#8217;existence tant qu&#8217;elle n&#8217;a pas été reconnue, soit par le 1er Ministre pour les fondations reconnues d&#8217;utilité publique, soir par le Préfet du département de leur futur siège pour les fondations d&#8217;entreprise.</p>
<p>1/ Les éléments constitutifs d&#8217;une fondation</p>
<p>Les critères essentiels d&#8217;une fondation sont la réalisation d&#8217;une œuvre d&#8217;intérêt général dans un but non lucratif. </p>
<p>La notion d&#8217;intérêt général est une notion fiscale évolutive pouvant toucher aux domaines les plus variés. Ainsi, oeuvrent notamment pour l&#8217;intérêt général les fondations à caractère philantropique, éducatif, social, humanitaire, culturel et celles qui concourent à la mise en œuvre du patrimoine artistique, à la défense de l&#8217;environnement naturel, à la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances scientifiques françaises.</p>
<p>En sont donc exclues les fondations constituées dans l&#8217;intérêt exclusif de leur(s) fondateur(s), celles à caractère politique, celles ayant un objet social exclusivement religieux.</p>
<p>2/ Les différentes fondations </p>
<p>Il existe : les fondations définies par la loi du 23 juillet 1987 sur le développement du Mécénat (complétée par la loi du 4 juillet 1990) et les fondations de création récente (à savoir : la fondation de coopération scientifique, la fondation universitaire et la fondation partenariale).</p>
<p>Nous focaliserons notre étude sur les premières. </p>
<p>Ainsi, parmi les fondations définies par la loi du 23 juillet 1987, il existe trois formes de fondations :<br />
	la fondation privée qui peut être reconnue d&#8217;utilité publique ;<br />
	la fondation d&#8217;entreprise qui est créée par une entreprise en effectuant la dotation initiale.<br />
	la fondation abritée, créée au sein d&#8217;une fondation reconnue d&#8217;utilité publique.</p>
<p>	La fondation reconnue d&#8217;utilité publique<br />
Elle peut être créée par un individu, une famille, une association, un groupe de personnes, particuliers ou entreprises, dès lors qu&#8217;elle a pour vocation d&#8217;affecter des ressources de manière perpétuelle à une œuvre d&#8217;intérêt général.<br />
La création d&#8217;une fondation est intéressante pour des associations ayant un objet d&#8217;intérêt général, mais ne pouvant être reconnue d&#8217;utilité publique faute de pouvoir réunir 200 membres.</p>
<p>Les dotations<br />
	par donation<br />
Grâce à une donation, le fondateur peut organiser une fondation de son vivant. Il va offrir à la fondation qu&#8217;il constitue des biens et ressources se dépouillant de manière définitive.<br />
Cette donation est soumise au droit commun des libéralités et elle devra notamment être effectuée par acte notarié si elle porte sur des biens immobiliers. Elle ne prendra effet que lorsque la fondation sera ensuite reconnue d&#8217;utilité publique suite à la publication du décret.<br />
	Par testament : fondation testamentaire directe ou indirecte.</p>
<p>Les conditions de la reconnaissance d&#8217;utilité publique<br />
Trois conditions doivent être réunies : réaliser une œuvre d&#8217;intérêt général à but non lucratif, être dotée de ressources suffisantes et être indépendante (à la fois des fondateurs et de la puissance publique).</p>
<p>La demande doit être adressée au préfet du département où la fondation aura son siège, qui la transmettra au Ministère de l&#8217;Intérieur. Ce dernier peut décider de ne pas donner suite à la demande ou de l&#8217;instruire.<br />
Après son instruction, le Ministre de l&#8217;Intérieur peut transmettre la demande au Conseil d’État, qui rendra un avis, que le Gouvernement n&#8217;aura pas l&#8217;obligation de suivre.</p>
<p>	La fondation d&#8217;entreprise<br />
Elle doit être créée par une entreprise, qui effectue la dotation initiale et peut lui donner son nom. Sa création est soumise à une procédure faisant intervenir la Préfecture du département du siège de la future fondation pour son approbation et le Ministère de l&#8217;Intérieur pour la publicité de la décision.</p>
<p>Elle bénéficie d&#8217;un régime plus souple que celui de la fondation reconnue d&#8217;utilité publique. La procédure d&#8217;autorisation nécessaire à sa création est plus simple et plus rapide.</p>
<p>En contrepartie, sa durée de vie est plus courte et elle ne peut ni posséder d&#8217;immeuble de rapport, ni faire appel à la générosité publique, ni recueillir des legs et des donations, autres que ceux des salariés. Elle doit se contenter pour se financer des versements des entreprises fondatrices et de leurs salariés, des subventions publiques et du produit des rétributions pour services rendus.</p>
<p>	La fondation abritée ou sous égide</p>
<p>Une fondation abritée est créée par une libéralité avec charges, effectuée au profit d&#8217;une autre fondation dite « abritante » reconnue d&#8217;utilité publique, comme la Fondation de France ou l&#8217;Institut de France. </p>
<p>Elle n&#8217;a pas le statut de personne morale, mais elle bénéficie de la compétence et de la notoriété de l&#8217;organisme qui l&#8217;héberge et gère son budget. Elle n&#8217;a pas la capacité juridique et ne peut pas contracter et bénéficier de libéralités seule.<br />
Parallèlement, la fondation abritante, en tant que personne morale, est responsable de tous les actes effectuée par la fondation abritée.</p>
<p>Le ou les fondateurs peuvent constituer une fondation abritée en donnant ou en léguant des biens meubles, immeubles ou des biens incorporels. La loi du 23 juillet 1987 ne pose aucune règle spécifique de création et de fonctionnement de ce type de fondation.</p>
<p>L&#8217;affectation irrévocable des biens à la fondation abritante pourra se faire : par donation avec charge aux termes d&#8217;un acte notarié, par testament, ou par don assorti d&#8217;un pacte adjoint précisant tous les rapports entre la fondation abritée et abritante.</p>
<p>3/ La fiscalité</p>
<p>La fiscalité du régime juridique de la fondation est la même que pour les associations, hormis le fait que l&#8217;abattement au titre de l&#8217;impôt sur les sociétés consenti aux fondations d&#8217;utilité publique a été porté de 15 000 à 50 000 euros depuis l&#8217;entrée en vigueur de la loi du 1er août 2003.</p>
<p>Les ONG n&#8217;ont que très exceptionnellement recours à ce statut juridique, apparemment en raison des exigences très strictes mises à la création des fondations.</p>
<p>Pour créer une fondation, il faut un capital social et que ce capital produise des intérêts qui serviront à financer les activités de ladite fondation. Or, ce n&#8217;est pas là le principe d&#8217;intervention des ONG. Le principe est d&#8217;avoir une gestion des fonds de réserve qui permettent de garantir un certain nombre de mois de fonctionnement et ensuite, par l&#8217;appel des fonds, de pouvoir les réinjecter dans l&#8217;action. L&#8217;objectif n&#8217;est pas de constituer un capital mais de faire travailler ce capital.</p>
<p>Les ONG reprochent également au système de la fondation de les couper de l&#8217;assise citoyenne que procure le régime associatif avec ses membres et ses assemblées générales.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/ong-et-associations/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La protection pour les dessins et modèles industriels, coûts et démarches.</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/la-protection-pour-les-dessins-et-modeles-industriels-couts-et-demarches/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/la-protection-pour-les-dessins-et-modeles-industriels-couts-et-demarches/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 13:55:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[propriété industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[contrefaçon]]></category>
		<category><![CDATA[dessins et modèles industriels]]></category>
		<category><![CDATA[enveloppe soleau]]></category>
		<category><![CDATA[INPI]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=743</guid>
		<description><![CDATA[Les objets de notre quotidien ont une connotation de plus en plus artistique, objets de décoration ou objets usuels ils méritent une protection. 
I – La protection par le dépôt de dessin &#038; modèle
a )Les éléments protégeables
En application de l’article L511-1 du Code de la Propriété Intellectuelle peut être protégé à titre de dessin &#038; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les objets de notre quotidien ont une connotation de plus en plus artistique, objets de décoration ou objets usuels ils méritent une protection. </p>
<p>I – La protection par le dépôt de dessin &#038; modèle</p>
<p>a )Les éléments protégeables</p>
<p>En application de l’article L511-1 du Code de la Propriété Intellectuelle peut être protégé à titre de dessin &#038; modèle, l’apparence d’un produit ou une partie de produit caractérisé en particulier par ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa forme, sa texture ou ses matériaux.</p>
<p>Ces caractéristiques peuvent être celles du produit lui-même ou de son ornementation.</p>
<p>Seul peut être protégé le dessin ou modèle qui est nouveau et présentent un caractère propre.</p>
<p>Un dessin ou modèle est considéré comme nouveau si, à la date de dépôt de la demande d’enregistrement, aucun dessin ou modèle identique n’a été divulgué.</p>
<p>Les modèles sont considérés comme identiques lorsque leurs caractéristiques ne diffèrent que par des détails insignifiants.</p>
<p>Le caractère propre correspond, quant à lui, à l’impression visuelle d’ensemble suscité par le modèle chez l’observateur averti vis-à-vis de tout autre dessin ou modèle divulgué antérieurement.</p>
<p>Il est, bien entendu, tenu compte de la liberté laissée au créateur dans la réalisation d’un dessin pour l’appréciation du caractère propre.</p>
<p>La protection d’un dessin peut être recherchée notamment au niveau français et au niveau communautaire et suppose une recherche d’antériorité préalable au moins sommaire. </p>
<p>b)Le coût de la protection</p>
<p>Au niveau français, le dépôt s’effectue auprès de l’INPI pour un coût de 38€ auxquels s’ajoutent 22€ par reproduction du modèle en noir et blanc et 45€ par reproduction du modèle en couleur.</p>
<p>Au niveau communautaire, la demande d’enregistrement  d’un modèle est soumise à une taxe d’enregistrement de 230€, ainsi qu’une taxe de publication de 120€.</p>
<p>Ces tarifs sont applicables au dépôt unique d’un dessin &#038; modèle.</p>
<p>Dans l’hypothèse où plusieurs modèles seraient déposés, par exemple plusieurs formats,  des taxes additionnelles de 115€ par modèle au titre de l’enregistrement et 60€ par modèle au titre de la publication, sont en outre exigées.</p>
<p>Les dessins &#038; modèles sont protégés pour une durée de 5 ans, renouvelable jusqu’à une durée totale de 25 ans.</p>
<p>c)L’intérêt de la démarche</p>
<p>L’intérêt de procéder au dépôt d’un dessin ou modèle, réside tout d’abord dans le fait que cette démarche, non seulement permet à l&#8217;auteur de faire valoir sa titularité sur le modèle concerné, mais également de prendre date de la création vis-à-vis, notamment, des modèles ou dessins concurrents.</p>
<p>Par ailleurs, la protection d’un dessin ou modèle permet également au titulaire d’agir sur le terrain de la contrefaçon, de manière plus aisée que dans l’hypothèse où le titulaire ne dispose que de droit d’auteur sur un modèle, dont l’originalité peut en outre être contestée par le défendeur et fait l’objet d’une appréciation subjective.</p>
<p>La protection d’un modèle peut enfin avoir un rôle symbolique vis-à-vis de la concurrence, qui perçoit l’effort de protection des créations mené par l&#8217;auteur et l’enjoindre à davantage de prudence dans la reproduction de modèles protégés.</p>
<p>Des mentions telles que « modèle déposé » peuvent alors figurer sur ceux-ci.</p>
<p>II – La protection par le droit d’auteur</p>
<p>Par ailleurs, toute création originale est protégée, du seul fait de sa création, par le droit d’auteur.</p>
<p>Néanmoins, à des fins probatoires, il peut être utile de procéder à des « dépôts » de dessins créés auprès de l’INPI (enveloppe Soleau), d’un notaire ou d’un huissier.</p>
<p>Cette démarche présente l’avantage de permettre à l&#8217;auteur, le cas échéant, dans l’hypothèse d’un contentieux, d’apporter des éléments de preuve de sa titularité et de la date de création.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/la-protection-pour-les-dessins-et-modeles-industriels-couts-et-demarches/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur quels critères une association peut-elle être reconnue d&#8217;utilité publique ?</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/sur-quels-criteres-une-association-peut-elle-etre-reconnue-dutilite-publique/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/sur-quels-criteres-une-association-peut-elle-etre-reconnue-dutilite-publique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 12:14:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[association d'utilité publique]]></category>
		<category><![CDATA[fondation]]></category>
		<category><![CDATA[loi 1901]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=639</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;association sera reconnue d&#8217;utilité publique en fonction du but poursuivi. 
La reconnaissance de la mission d&#8217;utilité publique ne peut être accordée qu&#8217;aux associations:
sans but lucratif au sens de l&#8217;article 1er de la loi du 1er juillet 1901,
régulièrement inscrites au registre des associations,
dont la gestion est désintéressée
et dont les statuts interdisent tout partage de l&#8217;actif entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;association sera reconnue d&#8217;utilité publique en fonction du but poursuivi. </p>
<p>La reconnaissance de la mission d&#8217;utilité publique ne peut être accordée qu&#8217;aux associations:<br />
sans but lucratif au sens de l&#8217;article 1er de la loi du 1er juillet 1901,<br />
régulièrement inscrites au registre des associations,<br />
dont la gestion est désintéressée<br />
et dont les statuts interdisent tout partage de l&#8217;actif entre les membres.</p>
<p>En outre, l&#8217;objet de l&#8217;association doit obligatoirement être à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, familial ou culturel (D. n° 85-1304 du 9 déc. 1985). </p>
<p>Après avis des différents services (services fiscaux par exemple), le Préfet transmet cette demande, pour avis, au tribunal administratif. </p>
<p>Le préfet prend ensuite sa décision étant précisé qu&#8217;il n&#8217;a pas en la matière de compétence &laquo;&nbsp;liée&nbsp;&raquo; : en d&#8217;autres termes, même si l&#8217;association remplit les conditions fixées par le décret du 9 déc. 1985, le préfet garde le pouvoir d&#8217;apprécier le caractère d&#8217;utilité publique de la mission de l&#8217;association. </p>
<p>A charge pour cette dernière, en cas de décision défavorable, d&#8217;introduire un recours devant les juridictions administratives.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/sur-quels-criteres-une-association-peut-elle-etre-reconnue-dutilite-publique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelles sont les obligations d’une association en terme de comptabilité et de subventions ?</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/quelles-sont-les-obligations-d%e2%80%99une-association-en-terme-de-comptabilite-et-de-subventions/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/quelles-sont-les-obligations-d%e2%80%99une-association-en-terme-de-comptabilite-et-de-subventions/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 12:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[association loi 1901]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[tenue de comptabilité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=637</guid>
		<description><![CDATA[Une association de petite taille n&#8217;ayant que peu de mouvements financiers et n&#8217;ayant pas de salariés, peut tenir une comptabilité manuelle à partie simple (dépenses et recettes).
En effet, elle permet de suivre au fur et à mesure de la vie de l&#8217;association, sa santé financière et de prévoir, à l&#8217;avance les besoins de financement pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une association de petite taille n&#8217;ayant que peu de mouvements financiers et n&#8217;ayant pas de salariés, peut tenir une comptabilité manuelle à partie simple (dépenses et recettes).</p>
<p>En effet, elle permet de suivre au fur et à mesure de la vie de l&#8217;association, sa santé financière et de prévoir, à l&#8217;avance les besoins de financement pour la réalisation d&#8217;un projet,<br />
d&#8217;un achat et notamment les besoins de trésorerie (règlement des loyers, des charges sociales, des salaires&#8230;).</p>
<p>L&#8217;association devra donc tenir une comptabilité par rapport à ses activités et aux obligations sociales, fiscales qui lui sont propres.</p>
<p>La tenue de comptabilité permet de pouvoir établir un rapport financier précis lors de l&#8217;Assemblée Générale annuelle qui servira en cas de contrôle divers (lors de mouvements financiers importants ou par rapport à l&#8217;octroi d&#8217;une subvention, par l&#8217;administration…).</p>
<p>Dès lors que l&#8217;association a des salariés, des ventes ou prestations avec obligations fiscales ou que son financement est subordonné à un organisme public, une comptabilité générale s&#8217;impose (manuelle ou informatisée).</p>
<p>S&#8217;il y a excédent budgétaire, les autorités délivrantes peuvent-elles refuser d&#8217;octroyer une subvention ?</p>
<p>Dans le cadre de l&#8217;attribution d&#8217;une subvention, les autorités en charge de délivrer cette subvention peuvent demander la justification de l&#8217;utilisation de ladite subvention. </p>
<p>De même, qu&#8217;en cas d&#8217;indemnisation des frais de déplacement des membres, l&#8217;association doit pouvoir justifier du remboursement de ces frais. </p>
<p>Pour cela, il est impératif de conserver tout document permettant de prouver, le cas échéant, la raison de ce mouvement financier ou tout document faisant référence à l&#8217;événement en question.</p>
<p>Par exemple, pour illustrer cet état de fait, le Centre National de Développement du Sport (CNDS) veille à l&#8217;utilisation précise des fonds attribués.<br />
Si l&#8217;opération n&#8217;est pas menée, le CNDS a le droit de demander le remboursement de la subvention</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/quelles-sont-les-obligations-d%e2%80%99une-association-en-terme-de-comptabilite-et-de-subventions/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dans quelles conditions, une association peut-elle délivrer des reçus fiscaux ?</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/dans-quelles-conditions-une-association-peut-elle-delivrer-des-recus-fiscaux/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/dans-quelles-conditions-une-association-peut-elle-delivrer-des-recus-fiscaux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 11:56:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[association loi 1901]]></category>
		<category><![CDATA[cession fonds de commerce]]></category>
		<category><![CDATA[déduction fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[reçu fiscal]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=635</guid>
		<description><![CDATA[Dans la limite de 20% de leur revenu imposable, les particuliers bénéficient d&#8217;une réduction d&#8217;impôt au titre des versements et dons consentis à certaines associations. 
Attention, certaines associations ont cette capacité. Il s&#8217;agit notamment :
des fondations ou associations reconnues d&#8217;utilité publique ;
des oeuvres ou d&#8217;organismes d&#8217;intérêt général ayant un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la limite de 20% de leur revenu imposable, les particuliers bénéficient d&#8217;une réduction d&#8217;impôt au titre des versements et dons consentis à certaines associations. </p>
<p>Attention, certaines associations ont cette capacité. Il s&#8217;agit notamment :</p>
<p>des fondations ou associations reconnues d&#8217;utilité publique ;<br />
des oeuvres ou d&#8217;organismes d&#8217;intérêt général ayant un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel, ou concourant à la mise en valeur du patrimoine  artistique&#8230;, à la défense de l&#8217;environnement naturel ou à la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances scientifiques françaises ;<br />
des établissements d&#8217;enseignement supérieur ou d&#8217;enseignement artistique, publics ou privés, à but non lucratif, agréés par le ministre chargé du budget, ainsi que par le ministre chargé de l&#8217;enseignement supérieur, ou par le ministre chargé de la culture ;<br />
des associations cultuelles et de bienfaisance ;<br />
des organismes sans but lucratif qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté, qui contribuent à favoriser leur logement ou qui procèdent, à titre principal, à la fourniture gratuite des soins (mentionnés au 1° du 4 de l&#8217;article 261) à des personnes en difficulté.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/dans-quelles-conditions-une-association-peut-elle-delivrer-des-recus-fiscaux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA MARQUE INTERNATIONALE</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/la-marque-internationale/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/la-marque-internationale/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 12:13:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[propriété industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[INPI]]></category>
		<category><![CDATA[marque]]></category>
		<category><![CDATA[OHMI]]></category>
		<category><![CDATA[OMPI]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=346</guid>
		<description><![CDATA[ 
La marque peut acquérir une protection internationale au terme d&#8217;une procédure d&#8217;enregistrement menée auprès de l&#8217;OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle).
Il suffit pour cela que l&#8217;Etat d&#8217;origine du déposant soit signataire soit  :

De l&#8217;arrangement de Madrid du 14 Avril 1891
Du protocole relatif à l&#8217;arrangement de Madrid du 27 juin 1989.  

Ces deux traités présentent toutefois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>La marque peut acquérir une protection internationale au terme d&#8217;une procédure d&#8217;enregistrement menée auprès de l&#8217;OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle).</p>
<p>Il suffit pour cela que l&#8217;Etat d&#8217;origine du déposant soit signataire soit  :</p>
<ul>
<li>De l&#8217;arrangement de Madrid du 14 Avril 1891</li>
<li>Du protocole relatif à l&#8217;arrangement de Madrid du 27 juin 1989.  </li>
</ul>
<p>Ces deux traités présentent toutefois certaines différences :  </p>
<p>Tout dépôt International doit être précédé pour les Etats partis à l&#8217;Arrangement, d&#8217;un enregistrement de la marque au niveau national, tandis que seul un dépôt national est requis pour les états membres du Protocole. </p>
<p>La marque doit être déposée à l&#8217;OMPI par le biais d&#8217;un dépôt national régularisé auprès de l&#8217;Office compétent (INPI en France).</p>
<p><span id="more-346"></span>La durée de la protection dans le cadre de l&#8217;Arrangement et du Protocole est de 10 ans renouvelable. </p>
<p>La demande est soumise aux règles de l&#8217;Arrangement si elle vise des pays signataires à la fois de l&#8217;Arrangement et du Protocole, ou des pays uniquement signataires de l&#8217;Arrangement.</p>
<p>Si la protection est demandée pour des pays qui ne sont liés que par le Protocole, celle-ci sera soumise aux règles du Protocole.</p>
<p>Si la demande vise à la fois des pays qui relèvent uniquement du Protocole et des pays ayant signé l&#8217;Arrangement, les deux régimes trouveront à s&#8217;appliquer.</p>
<p><strong>Tableau récapitulatif</strong>   </p>
<table style="width: 460px; height: 234px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="273" valign="top">
<h3 style="TEXT-ALIGN: center">Etats visés dans la demande</h3>
</td>
<td width="246" valign="top">
<h3 style="TEXT-ALIGN: center">Régime applicable</h3>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="273" valign="top">Etats liés par l&#8217;Arrangement et le Protocole</td>
<td width="246" valign="top">Arrangement de Madrid</td>
</tr>
<tr>
<td width="273" valign="top">Etats liés uniquement par l&#8217;arrangement</td>
<td width="246" valign="top">Arrangement de Madrid</td>
</tr>
<tr>
<td width="273" valign="top">Etats liés uniquement liés par le Protocole</td>
<td width="246" valign="top">Protocole de Madrid</td>
</tr>
<tr>
<td width="273" valign="top">Etats liés ayant signé l&#8217;Arrangement et le Protocoleet/ouEtats uniquement liés par l&#8217;Arrangement       +Etats uniquement liés par le Protocole</td>
<td width="246" valign="top">Régime mixte :</p>
<ul>
<li>Arrangement de Madrid</li>
<li>Protocole de Madrid</li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> <strong>La marque communautaire </strong> </p>
<p>Instaurée par le Règlement du Conseil de l&#8217;Union Européenne du 20 décembre 1993, la marque communautaire permet de bénéficier d&#8217;une protection sur tout le territoire de l&#8217;Union Européenne.</p>
<p>La marque doit être déposée devant l&#8217;OHMI (Office de l&#8217;Harmonisation du Marché Intérieur), ou, en France, auprès de l&#8217;INPI.</p>
<p>Après un examen au fond et une recherche d&#8217;antériorité, l&#8217;OHMI publie la marque communautaire. Celle-ci acquiert alors, une protection uniforme et opposable à tous, au sein de l&#8217;Union Européenne.</p>
<p>La durée de la protection est de 10 ans renouvelables à partir de la date du dépôt.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/la-marque-internationale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA DIFFUSION DU CONTENU PROTEGE PAR LE DROIT D&#8217;AUTEUR</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/la-diffusion-du-contenu-protege-par-le-droit-dauteur/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/la-diffusion-du-contenu-protege-par-le-droit-dauteur/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 12:02:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Droits d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[diffusion de contenu]]></category>
		<category><![CDATA[droit d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[peer to peer]]></category>
		<category><![CDATA[reproduction]]></category>
		<category><![CDATA[SACEM]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=345</guid>
		<description><![CDATA[La musique (MP3, radio&#8230;), les archives, les logiciels, sont protégés par le droit d&#8217;auteur. Il n&#8217;est donc pas possible de les reproduire ou de les diffuser sans autorisation de l&#8217;auteur. 
 1) La diffusion de musique 
Toute diffusion de musique nécessite de respecter les règles juridiques liées aux droits d&#8217;auteur. En effet, un extrait musical est une œuvre, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La musique (MP3, radio&#8230;), les archives, les logiciels, sont protégés par le droit d&#8217;auteur. Il n&#8217;est donc pas possible de les reproduire ou de les diffuser sans autorisation de l&#8217;auteur. </p>
<p> <strong>1) </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">La diffusion de musique</span></strong> </p>
<p>Toute diffusion de musique nécessite de respecter les règles juridiques liées aux droits d&#8217;auteur. En effet, un extrait musical est une œuvre, et bénéficie à ce titre des protections accordées par le droit d&#8217;auteur. Le morceau ne peut ainsi ni être reproduit, ni être diffusé en public sans l&#8217;autorisation de son auteur sous peine de commettre un délit de contrefaçon. </p>
<p>La diffusion recouvre toutes les situations où le public est mis en contact avec  la musique, comme la diffusion par le biais d&#8217;une  radio, par le biais d&#8217;un CD, ou de tout autre support. Il peut également s&#8217;agir de la diffusion de musique dans le cadre d&#8217;un concert organisé. <span id="more-345"></span></p>
<p>En outre,  le fait d&#8217;être propriétaire d&#8217;un support contenant des œuvres musicales (CD etc.) ne donne pas le droit de les diffuser librement auprès du public. </p>
<p>Il existe toutefois une exception, puisque la loi dispense d&#8217;obtenir l&#8217;autorisation de l&#8217;auteur lorsque l&#8217;on diffuse de la musique dans un cercle privé et restreint. Néanmoins, afin d&#8217;éviter tout contentieux, il est recommandé de s&#8217;adresser auprès d&#8217;organismes spécialisés comme la SACEM. </p>
<p>La SACEM gère les droits des œuvres qui sont déposées auprès d&#8217;elle. Elle peut ainsi autoriser, sous forme de contrats, la diffusion des œuvres qu&#8217;elle protège en contrepartie d&#8217;une rémunération. </p>
<p>Rappelons en outre, qu&#8217;il est interdit de diffuser des œuvres par le biais de CD gravés ou de MP3 téléchargés. </p>
<p>Liens utiles :     
<a  href="http://www.sacem.fr/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.sacem.fr');" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/external/www.sacem.fr/');" >www.sacem.fr</a></p>
<p>                        
<a  href="http://www.sesam.org/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.sesam.org');" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/external/www.sesam.org/');" >www.sesam.org</a>    </p>
<p> <strong>2) </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">La diffusion de photocopies</span></strong> </p>
<p>Les protections conférées par le droit d&#8217;auteur interdisent de reproduire ou diffuser une œuvre sans l&#8217;autorisation de son auteur ou de celui qui en gère les droits. </p>
<p>En effet, toute reproduction, complète ou partielle, par quelque moyen que ce soit, peut être constitutive du délit de contrefaçon.</p>
<p>Il faut considérer comme &laquo;&nbsp;œuvre&nbsp;&raquo; toute publication littéraire : ouvrages, livres, articles de journaux etc. </p>
<p>La reproduction vise tout type de support. Il peut ainsi s&#8217;agir d&#8217;une reproduction sur support numérique ou sur support papier, si l&#8217;œuvre est photocopiée. Il faut donc veiller à détenir les autorisations nécessaires avant de procéder à ces photocopies. </p>
<p>Par exemple, si vous décidez de créer une brochure d&#8217;information contenant des reproductions d&#8217;articles de presse, ou de mettre des articles en ligne sur les postes de travail, vous devez vous assurer d&#8217;être titulaire des droits de le faire. </p>
<p>Vous pourrez trouver auprès du site Internet du Centre Français d&#8217;exploitation du droit de Copie (CFC) la liste des publications dont il gère les droits. Le site contient également des outils destinés à calculer le montant de la redevance à acquitter pour chaque photocopie réalisée. </p>
<p>A noter également que vous n&#8217;êtes pas obligé de procéder à ces autorisations si vous reproduisez uniquement un court extrait d&#8217;une œuvre en y citant la source. La loi prévoit en effet une exception pour ce qu&#8217;elle qualifie de  &laquo;&nbsp;courte citation&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Liens utiles :     
<a name="_Hlt71703660"></a><a  href="http://www.cfcopies.com/V2/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.cfcopies.com');" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/external/www.cfcopies.com/V2/');" >www.cfcopies.com/V2/</a><a name="_Hlt71694571"></a><a name="_Hlt71950335"></a><a name="_Hlt71949049"></a> </p>
<p> <strong>3) </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">La diffusion d&#8217;articles de journaux</span></strong> </p>
<p>La diffusion d&#8217;articles de journaux est, elle aussi, réglementée par les dispositions du droit d&#8217;auteur. On ne peut librement, sous peine de violer la loi, reproduire et diffuser des articles de journaux. </p>
<p>Le support importe peu. Il peut s&#8217;agir d&#8217;un support électronique, c&#8217;est à dire la diffusion d&#8217;articles de presse par le biais d&#8217;un site Internet, ou à travers un réseau Intranet. La diffusion peut également être réalisée sur support papier, si l&#8217;article est inséré dans une brochure d&#8217;information ou commerciale. Dans tous les cas, il est nécessaire d&#8217;avoir les autorisations adéquates à ces diverses reproductions. </p>
<p>En général, c&#8217;est auprès du CFC que l&#8217;on peut  obtenir l&#8217;autorisation de reproduire et de diffuser l&#8217;article. A défaut, il est toujours possible de demander cette autorisation à la personne titulaire des droits de l&#8217;article (éditeur ou journaliste)&#8230; </p>
<p>Depuis peu, le CFC peut également délivrer les autorisations dans le cas où l&#8217;article est reproduit sur support numérique pour être ensuite diffusé par le biais d&#8217;un réseau Internet ou Intranet. </p>
<p>Il n&#8217;est toutefois pas nécessaire de procéder à ces autorisations lorsque l&#8217;on reproduit ou diffuse :                                   </p>
<ul>
<li>Un court extrait d&#8217;un article (exception de courte citation).</li>
<li>Plusieurs extraits d&#8217;articles de presse commentés, résumés ou analysés dans le cadre d&#8217;une revue de presse en y précisant les sources à condition que les articles ne soient pas reproduits dans leur intégralité.      </li>
</ul>
<p> <strong>4) </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">L&#8217;enregistrement de logiciels</span></strong> </p>
<p>Bien qu&#8217;étant un programme informatique, le logiciel est généralement considéré comme une œuvre. Il bénéficie donc des protections conférées par le droit d&#8217;auteur.  </p>
<p>Son utilisation est subordonnée à l&#8217;autorisation de son auteur. En général, cette autorisation prend la forme d&#8217;un contrat de licence qui fixe les conditions relatives à l&#8217;exploitation du logiciel. </p>
<p>La licence peut également ne pas être un contrat signé, mais des conditions générales d&#8217;utilisation validées à l&#8217;écran lors de l&#8217;installation. </p>
<p>L&#8217;utilisateur qui viole les termes du contrat de licence ou qui utilise ou reproduit le logiciel sans en avoir le droit peut être sanctionné au titre de la contrefaçon. </p>
<p>De même, il est interdit de développer un logiciel à partir d&#8217;un autre, ou de le modifier, sauf s&#8217;il s&#8217;agit de l&#8217;adapter afin de le rendre compatible avec d&#8217;autres programmes. </p>
<p>La copie est interdite. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un programme informatique ou d&#8217;un jeu, on ne peut en aucun cas le reproduire sans l&#8217;autorisation de son auteur. </p>
<p>Il existe toutefois une exception puisque la loi autorise la copie privée, afin de sauvegarder le contenu d&#8217;un logiciel., sauf à ce que l&#8217;auteur fournisse lui-même la copie de sauvegarde. Cette copie ne peut en aucun cas être installée sur un deuxième poste informatique. Son usage est uniquement destiné à remplacer l&#8217;original dans le cas où celui-ci serait défectueux. </p>
<p>Quant aux logiciels &laquo;&nbsp;libres&nbsp;&raquo;, leur utilisation est parfois conditionnée à la diffusion du nom de l&#8217;auteur, à un usage non-commercial etc. </p>
<p><span style="text-decoration: underline;">RECOMMANDATION</span> : Avant toute installation d&#8217;un logiciel, il est nécessaire de s&#8217;assurer que l&#8217;on dispose d&#8217;une licence d&#8217;utilisation. </p>
<p>Il faut s&#8217;assurer du nombre d&#8217;ordinateurs sur lesquels le logiciel peut être exploité. </p>
<p>En effet, si la licence prévoit que le logiciel peut être installé sur un seul poste, il sera interdit de l&#8217;installer sur un deuxième ordinateur. </p>
<p>Il est également fortement recommandé de prendre connaissance des termes de ces conditions d&#8217;utilisation afin d&#8217;éviter toute mauvaise utilisation, ou toute violation des obligations découlant de la licence. </p>
<p> <strong>5) </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">L&#8217;accès au contenu en &laquo;&nbsp;<em>peer to peer</em>&laquo;&nbsp;</span></strong> </p>
<p>Le droit d&#8217;auteur protège toute création, que celle-ci soit artistique, informatique ou autre. </p>
<p>On ne peut de ce fait disposer librement d&#8217;œuvres dont on ne détient pas les droits d&#8217;exploitation. </p>
<p>Reproduire un titre de musique ou un logiciel et le diffuser à un large public est illégal car l&#8217;auteur initial n&#8217;a pas permis cette diffusion qui se fait sans son autorisation. </p>
<p>De même, télécharger un fichier protégé par le droit d&#8217;auteur et le reproduire sur son disque dur ou sur un support de type CD etc.. est illicite. </p>
<p>Ainsi, quiconque utilise un logiciel <em>peer to peer</em> afin de diffuser ou de télécharger des fichiers protégés peut être sanctionné pénalement. </p>
<p>Le jeudi 29 mars 2004, le Tribunal Correctionnel de Vannes a ainsi condamné six internautes à des peines de prison avec sursis et à des amendes de 2.000 à 5.800 € pour avoir téléchargé et échangé des fichiers sur Internet. </p>
<p>En outre, la responsabilité civile et pénale des propriétaires du matériel informatique pourrait être engagée en tant que  complice de l&#8217;infraction.</p>
<p> <strong>6) </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">La création salariée</span></strong></p>
<p>Lorsqu&#8217;un salarié crée une œuvre, se pose parfois le besoin de déterminer qui sera titulaire des droits. </p>
<p>La réponse apportée par la loi semble relativement claire, puisque les droits d&#8217;auteur naissent sur la tête de celui qui crée l&#8217;œuvre. Ainsi le salarié-créateur sera titulaire des droits sur son œuvre, et l&#8217;employeur ne pourra exploiter cette dernière que si le salarié lui a auparavant cédé ses droits. </p>
<p>Le contrat de cession de droits est d&#8217;ailleurs strictement réglementé, il doit décrire précisément quelles sont les œuvres cédées et quel en sera le cadre d&#8217;exploitation. Par exemple, un photographe qui cède ses droits sur une de ses œuvres peut limiter sa diffusion à des affiches publicitaires. De ce fait, si celui qui en a acquis les droits publie la photographie dans une brochure, il pourra être sanctionné. </p>
<p>Il en va de même pour le salarié créateur. Chaque création devra faire l&#8217;objet d&#8217;un contrat de cession et l&#8217;employeur devra être vigilant quant à l&#8217;étendue des droits qu&#8217;on lui aura cédés. </p>
<p>Si l&#8217;employé possède le statut de fonctionnaire, la solution sera différente. En effet, on considère traditionnellement que c&#8217;est l&#8217;administration qui est titulaire des droits sur les œuvres créées par ses agents. </p>
<p>Toutefois, une prochaine loi modifiera ce régime. Les droits sur l&#8217;œuvre seront désormais attribués aux fonctionnaires. L&#8217;administration bénéficiera de certaines dérogations afin de lui permettre d&#8217;exécuter le mieux possible ses missions de service public. </p>
<p>Il existe, par ailleurs, d&#8217;autres régimes spécifiques. Ainsi en matière de logiciel, si l&#8217;œuvre est créée par un salarié dans l&#8217;exercice de ses fonctions, les droits d&#8217;exploitation reviendront à l&#8217;employeur.  </p>
<p>De même, si le salarié crée une base de donnée, l&#8217;employeur ou l&#8217;éditeur sera titulaire d&#8217;une protection spécifique sur le contenu de celle-ci, afin de le protéger contre toute extraction substantielle. </p>
<p>Enfin, l&#8217;employeur aura la propriété des droits sur ce que l&#8217;on appelle &laquo;&nbsp;œuvres collectives&nbsp;&raquo;. Il s&#8217;agit d&#8217;œuvres dont la création est initiée et dirigée par un employeur mais réalisée par des salariés sans que l&#8217;on puisse pour autant distinguer leur part de création respective.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/la-diffusion-du-contenu-protege-par-le-droit-dauteur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES PRINCIPAUX DEVOIRS ET OBLIGATIONS DU SALARIE</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/les-principaux-devoirs-et-obligations-du-salarie/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/les-principaux-devoirs-et-obligations-du-salarie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 11:49:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Code du Travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>

		<guid isPermaLink="false">864725668</guid>
		<description><![CDATA[Le salarié est tenu d&#8217;exécuter non seulement les obligations fixées par son contrat de travail, mais aussi celles résultant de dispositions légales. 
L&#8217;exécution consciencieuse du travail fourni par l&#8217;employeur est la principale obligation découlant du contrat de travail. Elle n&#8217;est en fait que la contrepartie du salaire versé par l&#8217;employeur au salarié. Cette exécution consciencieuse suppose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le salarié est tenu d&#8217;exécuter non seulement les obligations fixées par son contrat de travail, mais aussi celles résultant de dispositions légales. </p>
<p>L&#8217;exécution consciencieuse du travail fourni par l&#8217;employeur est la principale obligation découlant du contrat de travail. Elle n&#8217;est en fait que la contrepartie du salaire versé par l&#8217;employeur au salarié. Cette exécution consciencieuse suppose que le salarié adopte un comportement de nature à éviter les erreurs ou négligences répétés.<span id="more-344"></span> En vertu de cette obligation, le salarié ne peut consommer des substances de nature à nuire à son travail (alcool, drogue etc.), doit prendre soin du matériel qu&#8217;on lui confie, suivre les instructions données&#8230; </p>
<p>Le lien de subordination qui lie l&#8217;employeur au salarié impose à ce dernier de respecter la discipline et les directives de ses supérieurs hiérarchiques. Il doit également se soumettre aux clauses du règlement intérieur qui lui sont opposables de plein droit. </p>
<p>Le salarié est, par ailleurs, redevable d&#8217;un devoir de loyauté. Il ne doit pas porter atteinte aux intérêts de l&#8217;entreprise en commettant des actes de concurrence déloyale. Toutefois, le contrat de travail peut comporter des clauses qui renforcent cette obligation. </p>
<p>Ainsi, la clause de non-concurrence peut imposer au salarié à l&#8217;expiration de son contrat une interdiction d&#8217;exercer des activités professionnelles susceptibles de nuire à son ancien employeur. Cette clause doit être compensée par un surplus de rémunération et doit comporter des limites raisonnables de temps et d&#8217;espace. </p>
<p>Le salarié peut éventuellement être tenu à une obligation de discrétion. Cette obligation ne peut cependant s&#8217;appliquer qu&#8217;envers des informations présentant de manière objective un caractère confidentiel (secret de fabrique, documents financiers etc.). Il faut en outre que l&#8217;employeur ait explicitement lié ces informations à l&#8217;obligation de discrétion. </p>
<p>Une violation de ces devoirs ou obligations peut entraîner le licenciement du salarié. </p>
<p>Certaines obligations peuvent perdurer après rupture du contrat de travail, comme la clause de non-concurrence. Dans ce cas, si le salarié manque à ses obligations, il pourra être condamné à payer à son ancien employeur des dommages et intérêts. </p>
<p>Lorsque le salarié travaille dans la fonction publique, il est redevable d&#8217;obligations spécifiques. </p>
<p>Le fonctionnaire, outre les obligations citées plus haut, doit respecter un devoir de réserve. Il ne peut se servir de sa fonction à des fins de propagande. Il est enfin interdit à l&#8217;agent public d&#8217;exercer un emploi privé sauf exceptions.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/les-principaux-devoirs-et-obligations-du-salarie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>13</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES DEVOIRS ET OBLIGATIONS DE L&#8217;EMPLOYEUR</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/les-devoirs-et-obligations-de-lemployeur/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/les-devoirs-et-obligations-de-lemployeur/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 11:38:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Code du Travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[obligations légales]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>

		<guid isPermaLink="false">1874265555</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;employeur est tenu d&#8217;exécuter ses obligations contractuelles et légales. 
Les deux principales obligations mises à la charge de l&#8217;employeur dans le cadre du contrat de travail sont  : 

L&#8217;obligation de rémunérer le salarié,
L&#8217;obligation de fournir un travail au salarié ainsi que les moyens de le réaliser. 

Ces deux obligations sont à la base du contrat de travail, puisqu&#8217;elles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;employeur est tenu d&#8217;exécuter ses obligations contractuelles et légales. </p>
<p>Les deux principales obligations mises à la charge de l&#8217;employeur dans le cadre du contrat de travail sont  : </p>
<ul>
<li>L&#8217;obligation de rémunérer le salarié,</li>
<li>L&#8217;obligation de fournir un travail au salarié ainsi que les moyens de le réaliser. </li>
</ul>
<p>Ces deux obligations sont à la base du contrat de travail, puisqu&#8217;elles correspondent à la contrepartie de l&#8217;engagement du salarié au sein de l&#8217;entreprise. </p>
<p><span id="more-343"></span>Outre ces deux obligations principales, l&#8217;employeur se doit de respecter toutes les clauses figurant dans le contrat de travail. Si l&#8217;employeur n&#8217;exécute pas ses obligations contractuelles, il risquerait d&#8217;engager sa responsabilité civile et il pourrait de ce fait, être condamné à verser des dommages et intérêts au salarié. </p>
<p>La loi fixe également certaines obligations que l&#8217;employeur est tenu de respecter. </p>
<p>L&#8217;employeur doit ainsi veiller à ce que ses employés puissent travailler dans des conditions de sécurité et d&#8217;hygiène optimales et conformes à la législation sociale. Par exemple, chaque nouvel employé doit faire l&#8217;objet d&#8217;une visite médicale d&#8217;embauche et suivre une formation à la sécurité adapté à la nature de son poste. Le règlement intérieur doit par ailleurs comporter les mesures d&#8217;application de la réglementation en matière d&#8217;hygiène et sécurité. </p>
<p>Le Code du Travail dispose également que l&#8217;employeur doit respecter et faire respecter les libertés collectives et individuelles des employés. Ce dernier ne peut ainsi apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des atteintes qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir, ni proportionnées au but recherché. L&#8217;employeur doit de ce fait prévenir et réprimer toute discrimination dans l&#8217;entreprise,  notamment en matière de recrutement, de politique salariale, de discipline. En effet, aucun salarié ne peut être sanctionné en raison de ses appartenances religieuses, politiques, syndicales, raciales&#8230; </p>
<p>De la même manière, l&#8217;employeur doit informer les salariés des mesures mises en place dans le cadre du contrôle de leurs activités (accès Internet, caméra de surveillance etc.). Il doit également prévenir et réprimer le harcèlement sexuel. </p>
<p>Enfin, la loi impose une obligation de formation à l&#8217;employeur. Ce dernier doit assurer l&#8217;adaptation de ses salariés à leur emploi. Il a ainsi l&#8217;obligation de participer au financement des actions de formation prévue par la loi (formation continue, action en reconversion, action de promotion etc.). </p>
<p>Si l&#8217;employeur manque à ses diverses obligations légales, il pourrait non seulement engager sa responsabilité civile, mais il risquerait également  de faire l&#8217;objet de sanctions pénales.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/les-devoirs-et-obligations-de-lemployeur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>15</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

