<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jurisexpert &#187; connaissance</title>
	<atom:link href="http://www.jurisexpert.net/tag/connaissance/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.jurisexpert.net</link>
	<description>Site du cabinet et blog juridique</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 17:00:16 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Le Web 2.0: de nouvelles problématiques juridiques ?</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/le-web-20-de-nouvelles-problematiques-juridiques/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/le-web-20-de-nouvelles-problematiques-juridiques/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 11:08:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin, Viviane Gelles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit des logiciels]]></category>
		<category><![CDATA[Fichiers / CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[blogs]]></category>
		<category><![CDATA[acteurs]]></category>
		<category><![CDATA[affaire]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[dispositions]]></category>
		<category><![CDATA[images]]></category>
		<category><![CDATA[jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[litiges]]></category>
		<category><![CDATA[modes]]></category>
		<category><![CDATA[tiers]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/title=le-web-20-de-nouvelles-problematiques-juridiques/</guid>
		<description><![CDATA[Il est de bon ton de considérer que le Web 2.0 constitue une évolution dans l'univers du Web. Toutefois, en matière juridique, cette opinion ne nous convainc pas totalement.<br />
Article paru dans <a href="http://www.journaldunet.com/expert/juridique/22006/le-web-2-0-de-nouvelles-problematiques-juridiques.shtml">le Journal du Net</a> (29/01/2008)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="resume_article"><em>Il est de bon ton de considérer que le Web 2.0  constitue une évolution dans l&#8217;univers du Web. Toutefois, en matière juridique,  cette opinion ne nous convainc pas totalement.</em></p>
<p class="actions_article"><a href="javascript:popup_impression()" class="lien"><br />
</a></p>
<p class="texte_article">Certes, le Web 2.0 brouille les cartes. Là où il restait auparavant  relativement aisé d&#8217;identifier l&#8217;éditeur d&#8217;un site Internet et les prestataires  techniques intervenant dans sa mise en ligne, tels que : hébergeurs,  fournisseurs d&#8217;accès, l&#8217;avènement de ce mode participatif rend désormais plus  flou la frontière entre l&#8217;internaute passif, se contentant de consulter des  pages Internet, et l&#8217;internaute actif, postant des contributions sur des sites  tiers par le biais, par exemple, de forums de discussions, d&#8217;évaluations  d&#8217;achats sur des sites marchands, etc.</p>
<p><span id="more-286"></span><br />
Dans ces conditions, il semble nécessaire de rappeler les critères permettant  l&#8217;identification des différents acteurs du net (I) en précisant le cadre  juridique qui leur est applicable en terme notamment de responsabilité.</p>
<p>Par ailleurs, cette disparition des frontières entre internautes et éditeurs  rend nécessaire la prise par ces derniers de précautions quant au respect par  lesdits internautes des lois et règlements en vigueur, et des droits des  tiers.</p>
<p>A ce titre, une attention particulière doit être portée au droit de la  propriété intellectuelle, particulièrement exposé (II), ainsi qu&#8217;au droit des  données personnelles (III).</p>
<p>Dans ce contexte, la rédaction de chartes, conditions générales d&#8217;utilisation  ou autres documents de cet ordre peut permettre à l&#8217;éditeur d&#8217;encadrer les  règles de participation à son site et, partant, d&#8217;appréhender le régime de  responsabilité qui en découle (IV).</p>
<p>Cette tendance à la contractualisation se renforce considérablement avec le  Web 2.0.</p>
<p><strong>L&#8217;identification des acteurs</strong></p>
<p>Alors que l&#8217;on distingue traditionnellement les éditeurs de contenus définis  par la loi pour la Confiance dans l&#8217;Economie Numérique (LCEN) du 21 juin 2004,  article 6.II, comme des &laquo;&nbsp;personnes éditant un service de communication au public  en ligne&nbsp;&raquo;, des intermédiaires techniques assurant la mise en ligne de ces  contenus, cette typologie semble bouleversée par les récentes jurisprudences  rendues en matière de Web 2.0.</p>
<p>Ainsi, dans l&#8217;affaire &laquo;&nbsp;MySpace&nbsp;&raquo;, le Président du Tribunal de Grande Instance   de PARIS a considéré, dans une ordonnance de référé du 22 juin 2007, que le site  &laquo;&nbsp;MySpace&nbsp;&raquo; :</p>
<p>-         ne pouvait être considéré comme un simple prestataire  d&#8217;hébergement, défini par la LCEN comme &laquo;&nbsp;la personne physique ou morale assurant  même à titre gratuit pour mise à disposition du public par des signaux de  communication au public en ligne le stockage de signaux, d&#8217;écrits, d&#8217;images, de  sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ces  services&nbsp;&raquo; (article 6.I.2),</p>
<p>-         mais agissait en tant qu&#8217;éditeur, en &laquo;&nbsp;imposant une structure de  présentation par cadres mis manifestement à la disposition des hébergés, et  diffusant à l&#8217;occasion de chaque consultation des publicités dont [il tirait]  manifestement profit&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cette décision vient confirmer le rôle déterminant des activités commerciales  des intermédiaires dans l&#8217;appréciation de leur qualité, rôle déjà pris en compte  dans l&#8217;affaire &laquo;&nbsp;Hôtel Méridien&nbsp;&raquo; (CA PARIS, 7 mars 2007). Dans cette dernière  affaire, il s&#8217;agissait d&#8217;une plate-forme de vente aux enchères de noms de  domaine, à laquelle la qualité d&#8217;hébergeur a été refusée du fait de  l&#8217;exploitation commerciale du site par le biais de vente de noms de domaine et  de réalisation de liens hypertextes publicitaires.</p>
<p>A l&#8217;inverse, la qualité d&#8217;hébergeur a été conférée au site de VOD  Dailymotion, dans la mesure où celui-ci se contentait d&#8217;offrir la possibilité  aux utilisateurs de mettre en ligne des vidéos, sans assurer la fixation  préalable exigée par la loi de 1986, susceptible de lui conférer la qualité  d&#8217;éditeur. Il en découlait que Dailymotion n&#8217;avait pas d&#8217;obligation générale de  surveillance des contenus disponibles sur son site, en application de la LCEN  (TGI PARIS, 13 juillet 2007).</p>
<p>Toutefois, il convient de préciser que, dans cette affaire, la responsabilité  de Dailymotion a tout de même été engagée, dans la mesure où la connaissance que  ce site avait de faits et circonstances laissant à penser que des vidéos  illicites étaient mises en ligne, sans qu&#8217;il ne mette en oeuvre aucun moyen  propre à en rendre impossible l&#8217;accès pouvait lui être reprochée. Il lui  incombait, selon le Tribunal, de procéder à un contrôle a priori.</p>
<p>Enfin, l&#8217;action introduite par l&#8217;Union Départementale des Associations  Familiales (UDAF) de l&#8217;Ardèche et la Fédération des Familles de France à  l&#8217;encontre de la société Linden Research, à l&#8217;origine du site &laquo;&nbsp;secondlife.com&nbsp;&raquo;  (Ordonnance de référé du Tribunal de Grande Instance de PARIS, 2 juillet 2007)  aurait pu être l&#8217;occasion de préciser la qualité d&#8217;éditeur ou d&#8217;hébergeur de ce  site proposant un univers virtuel.</p>
<p>Toutefois, l&#8217;absence de force probante des constats, relevée par les  magistrats, n&#8217;a pas permis de dégager une solution de fond dans ce litige.</p>
<p><strong>La protection de la propriété intellectuelle</strong></p>
<p>La multiplication des interactions entre internautes et éditeurs de sites  Internet accroît les risques de mise en ligne de contenus protégés par le droit  d&#8217;auteur, ou le droit des marques, notamment.</p>
<p>Ainsi, outre les traditionnels échanges de fichiers peer to peer, la  multiplication des possibilités de mettre en ligne des vidéos protégées sur des  sites de VOD ou de contenus susceptibles de reproduire des photographies,  écrits, images, dessins protégés par le droit d&#8217;auteur ou le droit des marques,  fait courir un risque juridique accru aux éditeurs et hébergeurs de sites  Internet.</p>
<p>Différents moyens sont susceptibles d&#8217;être mis en oeuvre en amont afin de  limiter ces risques.</p>
<p>Ainsi, le recours aux licences &laquo;&nbsp;creative commons&nbsp;&raquo;, permet d&#8217;assortir un  contenu de conditions d&#8217;utilisation indiquées aux internautes. Sur le plan  technique, l&#8217;utilisation de plus en plus fréquentes de technologies telles que  &laquo;&nbsp;Signature de l&#8217;INA&nbsp;&raquo;, à l&#8217;instar du site Dailymotion, afin de permettre un  marquage des vidéos protégées, doit être soulignée. Ce système repose sur  l&#8217;enregistrement dans une banque de données mise à disposition de Dailymotion  des différentes empreintes vidéo protégées, afin de permettre à ce site de  détecter automatiquement avant sa mise en ligne tout contenu qui aurait été  préalablement signé, afin de pouvoir le rejeter.</p>
<p>De manière générale, les mesures techniques de protection et autres  technologies telles que &laquo;&nbsp;Finger printing&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Water printing&nbsp;&raquo;, sont en constante  progression.</p>
<p><strong>La protection des données personnelles</strong></p>
<p>Le développement du Web 2.0, et notamment des réseaux sociaux, conduit les  internautes à présenter spontanément, par le biais des profils qu&#8217;ils éditent,  un certain nombre de données à caractère personnel : nom, prénom, mais également  parcours professionnel, centre d&#8217;intérêt, etc.</p>
<p>Certains sites, tels que &laquo;&nbsp;Facebook&nbsp;&raquo;, ne cachent pas leur volonté d&#8217;exploiter  ces données personnelles à des fins commerciales.</p>
<p>Ainsi, les outils &laquo;&nbsp;Social Ads&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Beacon&nbsp;&raquo;, mis au point par ce site, ont  notamment pour objectif de cibler avec davantage de pertinence et de finesse les  publicités adressées à ses membres, au moyen notamment des renseignements  collectés lors de la visite par les membres de sites Internet marchands  partenaires.</p>
<p>Ces outils soulèvent l&#8217;application de la législation Française Informatique  et Libertés à ces agissements, pouvant s&#8217;analyser en un traitement de données à  caractère personnel, soumis à l&#8217;application de la loi du 6 janvier 1978 modifiée  par la loi du 6 août 2004.</p>
<p>Ainsi, le Président de la CNIL, Alex TÜRK, confirme que cette législation a  vocation à s&#8217;appliquer &laquo;&nbsp;dès lors qu&#8217;un recueil d&#8217;informations est réalisé auprès  d&#8217;internautes Français, ou encore si les traitements sont réalisés sur des  serveurs en Europe, ou si des cookies sont implantés sur les ordinateurs des  internautes Européens&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;attention des membres de tels réseaux sociaux doit néanmoins être  particulièrement attirée sur les risques d&#8217;exploitation non souhaitée de données  personnelles qu&#8217;ils fournissent spontanément et sur la nécessité de leur part à  pratiquer une forme d&#8217;autocensure propre à garantir le respect de l&#8217;intimité de  leur vie privée.</p>
<p><strong>Etablissement d&#8217;un cadre contractuel</strong></p>
<p>Face aux risques encourus, les éditeurs se tournent de plus en plus vers la  rédaction de chartes ou conditions générales d&#8217;utilisation de leurs sites, par  le biais desquelles ils indiquent à leurs visiteurs souhaitant interagir les  conditions de leurs participations.</p>
<p>Ainsi, ces documents sont destinés à rappeler aux internautes les règles à  respecter en matière de contenu : respect de la vie privée d&#8217;autrui, propriété  intellectuelle, infractions pénales, etc.</p>
<p>Les éditeurs peuvent également prévoir une identification des visiteurs sur  le site avant toute mise à disposition de contributions, et envisagent parfois  le recours à une modération permettant de limiter les risques de diffusion de  contenus illicites ou contraires aux principes édictés.</p>
<p>En conclusion, le Web 2.0 n&#8217;évolue pas dans un cadre juridique inexistant ou  nouveau. Il nécessite simplement la transposition des règles désormais connues,  applicables sur Internet, à ses particularités, marquées par une interactivité  accrue et la rapidité de circulation des informations.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/le-web-20-de-nouvelles-problematiques-juridiques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les services de partage de vidéos en ligne et les droits des tiers</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/les_services_de_partage_de_videos_en_lig/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/les_services_de_partage_de_videos_en_lig/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 01:22:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[affaire]]></category>
		<category><![CDATA[avocats]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[dispositions]]></category>
		<category><![CDATA[existence]]></category>
		<category><![CDATA[lille]]></category>
		<category><![CDATA[relatives]]></category>
		<category><![CDATA[reproduction]]></category>
		<category><![CDATA[tiers]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>

		<guid isPermaLink="false">265540554</guid>
		<description><![CDATA[Les sites de partage de vidéos en ligne de type  &#171;&#160;YOUTUBE&#160;&#187; prévoient, dans leurs conditions d&#8217;utilisation, certaines  dispositions relatives au respect par les contributeurs des droits des tiers.
Ainsi, sur le plan de la propriété intellectuelle,  les contributeurs sont invités à garantir les éditeurs des sites concernés de  disposer de tous les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les sites de partage de vidéos en ligne de type  &laquo;&nbsp;YOUTUBE&nbsp;&raquo; prévoient, dans leurs conditions d&#8217;utilisation, certaines  dispositions relatives au respect par les contributeurs des droits des tiers.</p>
<p>Ainsi, sur le plan de la propriété intellectuelle,  les contributeurs sont invités à garantir les éditeurs des sites concernés de  disposer de tous les droits, licences, consentements et autorisations  nécessaires à la présentation des contributions, les internautes s&#8217;engageant à  concéder aux sites en cause ainsi qu&#8217;à   leurs utilisateurs une licence non exclusive, cessible, gratuite, pour  le monde entier, permettant notamment la reproduction et la représentation des  contenus en dehors de toute exploitation commerciale.</p>
<p><span id="more-278"></span></p>
<p>YOUTUBE prévoit, par exemple, qu&#8217;au-delà de deux  mises en demeure envoyées relativement à des contenus illicites, un utilisateur  récidiviste pourrait être exclu du site, sans qu&#8217;il soit toutefois aisé de  déterminer l&#8217;identité d&#8217;un internaute dont les coordonnées sont purement  déclaratives.</p>
<p>Ainsi, les contenus litigieux portent notamment  sur les droits d&#8217;auteur et droits voisins, tels que des vidéos présentant un  artiste dans le cadre de l&#8217;exécution d&#8217;une performance, en dehors de toute  autorisation.</p>
<p>De nombreux artistes assignent désormais les  internautes à l&#8217;origine d&#8217;une telle vidéo en associant les sites de partage de  vidéos en ligne à leur démarche.</p>
<p>A titre d&#8217;exemple, la société CANAL +  a assigné la plate-forme de partage de vidéos  KEWEGO, mettant à la disposition des internautes des vidéos reprenant certaines  de ses émissions, telles que &laquo;&nbsp;LES GUIGNOLS DE L&#8217;INFO&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;LE  GRAND JOURNAL&nbsp;&raquo;. Il en est de même de l&#8217;humoriste Lafesse à l&#8217;encontre de  Dailymotion.</p>
<p>De même, un éditeur tel que YOUTUBE est  actuellement visé à titre principal par une &laquo;&nbsp;class action&nbsp;&raquo; initiée  aux Etats-Unis par différentes fédérations sportives, reprochant à celui-ci  l&#8217;offre de vidéos relatives à des manifestations sportives dont les droits  exclusifs de retransmission leur sont concédés moyennant des contreparties  financières importantes, à l&#8217;origine de la majorité de leurs ressources.</p>
<p>Enfin, ce type de site peut servir de relais à la  diffusion d&#8217;images portant atteinte à la vie privée de personnes.</p>
<p>La responsabilité invoquée par ces éditeurs est  habituellement celle applicable aux hébergeurs.</p>
<p>Ainsi, n&#8217;étant pas soumis à une obligation  générale de surveillance des contributions proposées, leur responsabilité ne  serait engagée qu&#8217;à partir du moment où, informés du caractère illicite de  certains contenus par une notification, ils n&#8217;auraient pas agi promptement pour  les retirer du site.</p>
<p>A cette fin, les éditeurs mettent généralement en  place un système d&#8217;alerte permettant à tout titulaire de droits contrariés par  la mise en ligne de contributions de notifier à l&#8217;éditeur leur existence, et  d&#8217;en solliciter le retrait.</p>
<p>Toutefois, les tribunaux saisis de ces affaires  apprécient de plus en plus finement le rôle de ces plates-formes.</p>
<p>Ainsi, dans un jugement du 13/07/07, le TGI de  Paris a considéré que <em>&laquo;&nbsp;la société  Dailymotion doit être considérée comme ayant connaissance à tout le moins de  faits et circonstances laissant à penser que des vidéos illicites sont mises en  ligne; qu&#8217;il appartient donc d&#8217;en assumer la responsabilité, sans pouvoir  rejeter la faute sur les seuls utilisateurs, dès lors qu&#8217;elle leur a fourni  délibérément les moyens de la commettre;</em><br />
<em>Attendu que si la  loi n&#8217;impose pas aux prestataires techniques une obligation générales de  recherches les faits ou circonstances révélant des activités illicites, cette  limite ne trouve pas à s&#8217;appliquer lorsque lesdites activités sont générées ou  induites par le prestataire lui-même;</em><br />
<em>Attendu que force  est de constater en l&#8217;espèce que la société Dailymotion n&#8217;a mis en œuvre aucun  moyen propre à rendre impossible l&#8217;accès au film &laquo;&nbsp;Joyeux Noël&nbsp;&raquo;, sinon  après avoir été mis en demeure, soit à un moment où le dommage était déjà  réalisé, alors qu&#8217;il lui incombe de procéder à un contrôle a priori ;</em><br />
<em>Attendu en  revanche qu&#8217;il ne saurait être imputé à la société Dailymotion d&#8217;avoir permis  le téléchargement du film en cause dès lors que le site 
<a  href="http://www.keepvid.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.keepvid.com');" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/external/www.keepvid.com/');" >www.keepvid.com</a></em><em> appartient à un  tiers, lequel n&#8217;est pas dans la cause&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>En conséquence, le tribunal a retenu la  condamnation de Dailymotion en lui attribuant la qualité de prestataire  technique. Les juges considère donc que Dailymotion a connaissance du contenu  hébergé et à ce titre doit assumer sa part de responsabilité.<br />
L&#8217;éditeur du site n&#8217;est pas le seul responsable.</p>
<p>Parallèlement, des solutions sont recherchées par  les éditeurs afin de filtrer en amont les vidéos pirate offertes sur le site  (&laquo;&nbsp;finger printing&nbsp;&raquo;). La société GOOGLE annonçait par ailleurs en  Avril 2007 le lancement d&#8217;un logiciel permettant aux titulaires de droits  d&#8217;assurer une veille sur les diffusions illégales de leurs contenus, afin d&#8217;en  demander le retrait (logiciel &laquo;&nbsp;claim your containt&nbsp;&raquo; [revendiquez  votre contenu]).</p>
<p>De manière générale, ces sites de partage en ligne  sont de plus en plus utilisés à des fins plus ambitieuses que celles à  l&#8217;origine de leur succès (échange de vidéos présentant un caractère ludique,  spectaculaire, inédit, etc.). En effet, nombre d&#8217;annonceurs recourent désormais  aux services de partage de vidéos en ligne pour diffuser des spots  publicitaires dont ils espèrent voir le réseau assurer leur diffusion par le  buzz. De même, certaines institutions se lancent dans la communication par ce  biais, telles notamment que la Commission Européenne, qui vient de lancer une chaîne  thématique accessible depuis YOUTUBE.</p>
<p>Blandine Poidevin, Avocat<br />
Chargée d&#8217;enseignement à l&#8217;Université de Lille 2</p>
<p>Viviane Gelles, Avocat</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/les_services_de_partage_de_videos_en_lig/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Peut-on intervenir librement sur les postes informatiques des salariés ?</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/peut_on_intervenir_librement_sur_les_pos/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/peut_on_intervenir_librement_sur_les_pos/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Oct 2007 09:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Fichiers / CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[contrats]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">1574788832</guid>
		<description><![CDATA[Il est fréquent de prévoir des interventions d&#8217;opérateurs chargés de la maintenance informatique sur les postes des salariés d&#8217;une entreprise.
La mise en œuvre d&#8217;opérations de maintenance est susceptible de permettre aux administrateurs ou prestataires qui les assurent à avoir accès à la messagerie, à l&#8217;historique de connexions Internet, aux fichiers, etc., disponibles sur les postes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est fréquent de prévoir des interventions d&#8217;opérateurs chargés de la maintenance informatique sur les postes des salariés d&#8217;une entreprise.</p>
<p>La mise en œuvre d&#8217;opérations de maintenance est susceptible de permettre aux administrateurs ou prestataires qui les assurent à avoir accès à la messagerie, à l&#8217;historique de connexions Internet, aux fichiers, etc., disponibles sur les postes de travail des salariés visés par l&#8217;opération.</p>
<p>Ces opérations peuvent notamment être réalisées par le biais de logiciels de télémaintenance, permettant de prendre le contrôle à distance de l&#8217;outil informatique.</p>
<p>Certaines précautions doivent être prises lors de telles interventions.</p>
<p>Ainsi, il y a lieu d&#8217;informer préalablement et de recueillir l&#8217;accord du salarié visé, pour permettre un accès et une intervention à distance de l&#8217;administrateur ou prestataire informatique, celui-ci pouvant être sollicité par simple validation d&#8217;un message d&#8217;information apparaissant sur son écran.<br />
<span id="more-276"></span><br />
Certaines solutions se contentent d&#8217;un message d&#8217;avertissement. Il est peu probable qu&#8217;un message d&#8217;avertissement suffise à considérer que l&#8217;accord a été donné par l&#8217;intéressé.</p>
<p>La traçabilité des opérations de maintenance, par exemple par la tenue d&#8217;un registre des interventions, doit également être assurée.</p>
<p>Cette traçabilité fera l&#8217;objet d&#8217;une déclaration à la CNIL, si les éléments conservés dépassent le cadre de la déclaration simplifiée n° 46.</p>
<p>Enfin, il est nécessaire de rappeler aux intervenants, par le biais de leur contrat de travail, de la charte informatique de l&#8217;entreprise, ou encore du contrat conclu avec le prestataire, leur obligation de discrétion professionnelle, consistant notamment en l&#8217;espèce à ne pas divulguer les informations dont ils prennent connaissance dans le cadre de leurs fonctions, en particulier lorsque celles-ci relèvent de la vie privée des salariés ou sont couvertes par le secret des correspondances. Une définition précise de leur rôle sera bienvenue.</p>
<p>En tout état de cause, ce type d&#8217;interventions doit être limité aux hypothèses où le bon fonctionnement du système informatique de l&#8217;entreprise ne peut être assuré par d&#8217;autres moyens moins intrusifs.</p>
<p>Ce type d&#8217;opérations ne peut en aucun cas être utilisé à des fins de contrôle par l&#8217;employeur de l&#8217;activité de ses employés sur leur poste informatique, et il doit en outre respecter le principe de proportionnalité posé par la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978.</p>
<p>L&#8217;utilisation des logiciels de prises en main à distance, à des fins strictes de maintenance informatique, n&#8217;est pas soumise à déclaration auprès de la CNIL. A priori, ce type d&#8217;information ne constituant pas un traitement de données à caractère personnel au sens de la loi précitée, aucune consultation des instances représentatives du personnel n&#8217;est requise.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/peut_on_intervenir_librement_sur_les_pos/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Manifestations sportives et faux billets</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/manifestations_sportives_et_faux_billets/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/manifestations_sportives_et_faux_billets/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Oct 2007 17:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du sport]]></category>
		<category><![CDATA[avocats]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[dispositions]]></category>
		<category><![CDATA[donnée]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux]]></category>
		<category><![CDATA[lille]]></category>
		<category><![CDATA[reproduction]]></category>
		<category><![CDATA[tiers]]></category>
		<category><![CDATA[type]]></category>

		<guid isPermaLink="false">452032520</guid>
		<description><![CDATA[Si la Coupe du Monde de Rugby et l’approche des Jeux Olympiques de Pékin rend la question des faux billets plus sensible, ce problème touche, de manière quotidienne, les clubs sportifs dans les différentes manifestations qu’ils organisent.

Le risque juridique peut également concerner tant le revendeur que l&#8217;acheteur.

Sur un plan juridique, la répression s’opère tout d’abord [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2">Si la Coupe du Monde de Rugby et l’approche des Jeux Olympiques de Pékin rend la question des faux billets plus sensible, ce problème touche, de manière quotidienne, les clubs sportifs dans les différentes manifestations qu’ils organisent.<br />
</font><br />
<font size="2">Le risque juridique peut également concerner tant le revendeur que l&#8217;acheteur.<br />
</font><br />
<font size="2">Sur un plan juridique, la répression s’opère tout d’abord par le biais de la qualification d’escroquerie, définie par le Code Pénal en son article 313-1 comme <em>« le fait (…), par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque (…) ». </em>Cette infraction est punie de 5 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.<br />
</font><br />
<span id="more-153"></span><br />
<font size="2">De surcroît, dans la mesure où sont nécessairement reproduits sur le billet litigieux les logos et marques du club organisateur ou le nom de la manifestation concernée notamment, la qualification de contrefaçon peut également être retenue à l’encontre du vendeur comme du fabricant ou importateur des billets imités. Cette infraction est, au minimum, punie de 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende.<br />
</font><br />
<font size="2">Enfin, il est envisageable qu’une qualification fondée sur l’atteinte à un système de traitement automatisé de données réprimée aux articles 323-1 et suivants du Code Pénal soit également retenue dès lors que l’identification des numéros de série des billets aura été rendue possible par l’intrusion dans le système informatique du club ou de l’organisme chargé de l’émission des billets donnant accès aux manifestations sportives concernées.<br />
</font><br />
<font size="2">Par ailleurs, il convient de préciser que l’acheteur lui-même peut être convaincu de recel à partir du moment où, conformément aux dispositions de l’article 321-1 du Code Pénal, il bénéficie, en connaissance de cause, du produit du délit commis. Ainsi, il pourra être puni de 5 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende dès lors qu’il est susceptible de savoir que le billet acheté a une provenance frauduleuse, qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un faux billet. A ce titre, le prix et les circonstances de la revente seront particulièrement pris en compte pour établir ou non sa responsabilité pénale.<br />
</font><br />
<font size="2">La multiplication de ce type d’agissements illicites a conduit les organisateurs de grandes manifestations sportives à se doter de certains dispositifs destinés à limiter les risques de faux billets.<br />
</font><br />
<font size="2">Ainsi, l’insertion de puces RFID aux billets est, à l’instar des billets de la Coupe du Monde de Football 2006, une technique de plus en plus fréquemment utilisée. Elle permet par exemple de comparer l&#8217;identifiant enregistré dans la mémoire de la puce à la base de données de la billetterie, par le biais d’une transmission des informations contenues dans la puce à la plate-forme de contrôle gérée par les organisateurs de la manifestation.<br />
</font><br />
<font size="2">De même, la distribution tardive des billets est un procédé connu de longue date pour limiter les risques de reproduction des sésames d’entrée aux événements sportifs de premier ordre.<br />
Par ailleurs, des partenariats se mettent également en place afin de contrôler la distribution de faux billets. La relation initiée par la société Rugby World Cup Limited qui détient l’ensemble des droits sur la Coupe du Monde de Rugby 2007 avec Price Minister est à ce titre emblématique. Elle institue, au sein du site,  une cellule anti-contrefaçon chargée de détecter et supprimer les annonces frauduleuses et traiter les réclamations des acheteurs. Des sanctions techniques peuvent ensuite être prises par Price Minister, comme le blocage du compte du vendeur et des paiements correspondants.<br />
Il est probable que dans l&#8217;avenir des partenariats de ce type se multiplient;<br />
Outre la perte financière, les faux billets peuvent présenter un risque en terme de sécurité dans les enceintes sportives en générant un flux ni prévu ni contrôlé des spectateurs. Le risque juridique devient dès lors particulièrement lourd pour tous.</font></p>
<p><font size="2">Blandine Poidevin<br />
Avocat<br />
Chargée d&#8217;enseignement à Lille 2</font></p>
<p><font size="2">Viviane Gelles<br />
Avocat</font></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/manifestations_sportives_et_faux_billets/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les conditions d&#8217;utilisation des services de partage de vidéos en ligne (YouTube, Daily Motion).</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/les_conditions_d_utilisation_des_service/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/les_conditions_d_utilisation_des_service/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 Jun 2007 19:57:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Piratage]]></category>
		<category><![CDATA[avocats]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[dispositions]]></category>
		<category><![CDATA[lille]]></category>
		<category><![CDATA[modes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">2090286719</guid>
		<description><![CDATA[Les sites proposant des services de partage de vidéos en ligne, dont les plus célèbres sont &#171;&#160;googlevideo&#160;&#187;, &#171;&#160;youtube&#160;&#187; ou encore &#171;&#160;dailymotion&#160;&#187;, imposent certaines conditions d&#8217;utilisation qu&#8217;il semble intéressant de présenter.
Ces sites prévoient ainsi que les droits de propriété intellectuelle portant sur les contenus mis en ligne (textes, logiciels, scripts, graphiques, photos, sons, musique, vidéo, etc.) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les sites proposant des services de partage de vidéos en ligne, dont les plus célèbres sont &laquo;&nbsp;googlevideo&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;youtube&nbsp;&raquo; ou encore &laquo;&nbsp;dailymotion&nbsp;&raquo;, imposent certaines conditions d&#8217;utilisation qu&#8217;il semble intéressant de présenter.</p>
<p>Ces sites prévoient ainsi que les droits de propriété intellectuelle portant sur les contenus mis en ligne (textes, logiciels, scripts, graphiques, photos, sons, musique, vidéo, etc.) sont concédés à l&#8217;utilisateur potentiel sous la forme d&#8217;une licence non exclusive.</p>
<p><span id="more-224"></span></p>
<p>Ainsi, par exemple, l&#8217;article 2 des conditions d&#8217;utilisation de &laquo;&nbsp;dailymotion&nbsp;&raquo; prévoient que l&#8217;auteur du contenu accorde &laquo;&nbsp;à titre gratuit et à des fins exclusivement personnelles [à l'utilisateur] la faculté de visualiser [le] contenu proposé&nbsp;&raquo;.</p>
<p>De même, l&#8217;article 5 des conditions de &laquo;&nbsp;youtube&nbsp;&raquo; dispose que l&#8217;auteur du contenu &laquo;&nbsp;grants each user the youtube website a non exclusive license to access [his] user submissions through the website&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, il convient de préciser que l&#8217;utilisation consentie dans le cadre de ces conditions générales concernent un usage personnel au profit de l&#8217;utilisateur, excluant toute exploitation commerciale du contenu.</p>
<p>Plus précisément, la durée et les modes d&#8217;exploitation du contenu proposé est encadrée : ainsi, le concessionnaire dispose de la faculté de visualiser le contenu pendant toute la durée de l&#8217;hébergement de celui-ci sur le site de service de partage de vidéos en ligne. Les supports d&#8217;exploitation envisagés concernent quant à eux tant le site lui-même, directement, que d&#8217;autres supports de communication électronique permettant de visualiser le contenu, et notamment les téléphones mobiles.</p>
<p>Si le principe est celui d&#8217;une concession de licence à titre gratuit au profit de l&#8217;utilisateur, les conditions des services de partage de vidéos en ligne prévoient habituellement que l&#8217;utilisateur peut choisir d&#8217;autoriser une exploitation, notamment commerciale, du contenu, à titre dérogatoire, par le biais d&#8217;une négociation directe entre l&#8217;auteur et l&#8217;utilisateur du contenu, et qui fera vraisemblablement l&#8217;objet d&#8217;un versement de redevances.</p>
<p>Ces sites de partage mettent par ailleurs en garde les fournisseurs de contenus quant au nécessaire respect des lois et règlements en vigueur.</p>
<p>A ce titre, l&#8217;attention des fournisseurs de contenus est particulièrement attirée sur les atteintes résultant du droit de la presse (notamment diffamation, insultes, injures, etc.), du respect de la vie privée (diffusion de l&#8217;image ou de la voix d&#8217;une personne), ainsi que de divers aspects pénaux, tels notamment que l&#8217;apologie du crime contre l&#8217;humanité, l&#8217;incitation à la haine raciale, la pornographie enfantine, etc.</p>
<p>Enfin, une mise en garde dont on peut douter de l&#8217;effet sur les fournisseurs de contenus invite ces derniers à s&#8217;abstenir (voir notamment article 5 de &laquo;&nbsp;dailymotion&nbsp;&raquo;) de diffuser tout contenu à caractère violent ou pornographique.</p>
<p>Un système d&#8217;alerte est proposé par les éditeurs des sites concernés, permettant à quiconque de porter à leur connaissance la diffusion de contenus contrevenant aux dispositions précitées.</p>
<p>Toutefois, il est étonnant de constater que ces différents aspects ne sont pas abordés par &laquo;&nbsp;googlevideo&nbsp;&raquo; dans ses propres conditions d&#8217;utilisation.</p>
<p>En conséquence, il apparaît utile de rappeler que l&#8217;utilisation de contenus disponibles sur ces sites de partage de vidéos en ligne reste soumise, outre ces conditions d&#8217;utilisation, aux lois et règlements en vigueur. En outre, leur gratuité et leur facilité d&#8217;accès ne doivent pas faire oublier que ces vidéos restent protégées par le droit d&#8217;auteur.</p>
<p>Ainsi, toute exploitation commerciale nécessitera de contacter l&#8217;auteur direct et éventuellement les personnes représentées, démarches rendues difficiles par la multiplicité des personnes susceptibles d&#8217;être contactées.</p>
<p>Blandine POIDEVIN</p>
<p>Avocat</p>
<p>Chargée d&#8217;enseignement à l&#8217;Université de Lille 2</p>
<p>Viviane GELLES</p>
<p>Avocat</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/les_conditions_d_utilisation_des_service/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La licence d&#8217;agent sportif</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/la_licence_d_agent_sportif/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/la_licence_d_agent_sportif/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 09:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du sport]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[domaines]]></category>
		<category><![CDATA[fins]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[relatives]]></category>

		<guid isPermaLink="false">1910722937</guid>
		<description><![CDATA[En application de la loi du 16 juillet 1984, relative à l&#8217;organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, le décret d&#8217;application du 29 avril 2002 détermine les conditions d&#8217;octroi de la licence d&#8217;agent sportif.
Cette licence est délivrée par le Comité Directeur de la Fédération. Elle peut être délivrée soit à des personnes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En application de la loi du 16 juillet 1984, relative à l&#8217;organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, le décret d&#8217;application du 29 avril 2002 détermine les conditions d&#8217;octroi de la licence d&#8217;agent sportif.</p>
<p>Cette licence est délivrée par le Comité Directeur de la Fédération. Elle peut être délivrée soit à des personnes physiques, soit au représentant des personnes morales ayant satisfait aux épreuves d&#8217;un examen écrit. La demande de licence doit être adressée à la Fédération.</p>
<p><span id="more-150"></span></p>
<p>Chaque Fédération constitue une Commission d&#8217;attribution de la licence. La Commission est l&#8217;organe qui organise l&#8217;examen.</p>
<p>L&#8217;examen a pour vocation d&#8217;évaluer l&#8217;aptitude du candidat à exercer une activité d&#8217;agent sportif, en s&#8217;assurant qu&#8217;il possède les connaissances utiles et essentielles à l&#8217;exercice de l&#8217;activité, notamment en matière sociale, fiscale, contractuelle et dans le domaine des assurances, et, également, de vérifier sa connaissance de la législation et de la réglementation applicables aux activités physiques et sportives, et des règlements fédéraux, nationaux et internationaux dans la discipline.</p>
<p>Un agent sportif peut être titulaire de plusieurs licences, correspondant à plusieurs disciplines.</p>
<p>La licence peut être octroyée à des ressortissants d&#8217;un autre Etat, membre de la Communauté Européenne ou de l&#8217;Espace Economique Européen.</p>
<p>La licence est octroyée pour une période d&#8217;un an, renouvelable par tacite reconduction pour une période de trois années. Le renouvellement de la licence doit être demandé deux mois avant la fin de la période triennale.</p>
<p>Le refus ou le non-renouvellement de la licence qui serait prononcé par le Comité Directeur de la Fédération, sur avis de la Commission, doit faire l&#8217;objet d&#8217;une procédure contradictoire, au cours de laquelle l&#8217;agent concerné peut être assisté ou représenté par son conseil.</p>
<p>Si la licence a été demandée pour le compte d&#8217;une personne morale, elle est attribuée à son représentant légal, la personne physique ayant passé l&#8217;examen n&#8217;étant pas titulaire de la licence en son nom personnel. La personne morale peut remettre en cause la désignation de la personne physique qui la représente. Celle-ci n&#8217;est alors plus habilitée à exercer, et doit repasser les épreuves prévues.</p>
<p>Une instruction est envisagée, prévoyant de ne plus délivrer de licence à des personnes morales.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/la_licence_d_agent_sportif/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le régime juridique du podcasting</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/le_regime_juridique_du_podcasting/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/le_regime_juridique_du_podcasting/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 08:55:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[blogs]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[collectives]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[dispositions]]></category>
		<category><![CDATA[jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[tiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">1812130777</guid>
		<description><![CDATA[Correspondance privée ou communication publique ?

Est qualifiée par la Cour de Cassation de correspondance privée une correspondance &#171;&#160;exclusivement destinée par une personne dénommée à une autre personne, également individualisée, à la différence des messages mis à la disposition du public&#160;&#187; (Cour de Cassation, 2 octobre 2001).
Ainsi, il ne suffit pas qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un échange entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ol>
<li><strong>Correspondance privée ou communication publique ?</strong></li>
</ol>
<p>Est qualifiée par la Cour de Cassation de correspondance privée une correspondance &laquo;&nbsp;<em>exclusivement destinée par une personne dénommée à une autre personne, également individualisée, à la différence des messages mis à la disposition du public</em>&nbsp;&raquo; (Cour de Cassation, 2 octobre 2001).</p>
<p>Ainsi, il ne suffit pas qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un échange entre deux personnes pour que la correspondance soit qualifiée de correspondance privée. En ce sens, le podcasting n&#8217;apparaît pas comme privé, et relève donc du régime de la communication au public par voie électronique, au sens de la LCEN :</p>
<p><span id="more-253"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>On entend par communication au public par voie électronique toute mise à disposition du public ou de catégorie de public, par un procédé de communication électronique, de signes, de signaux, d&#8217;écrits, d&#8217;images, de sons ou de messages de toute nature qui n&#8217;ont pas le caractère d&#8217;une correspondance privée</em>&laquo;&nbsp;.<br />
Article 2 &#8211; LCEN</p>
<p>Relevant de la communication électronique, le podcasting ne relève pas du régime de la communication audiovisuelle, mais du régime juridique de la communication au public en ligne, et notamment des lois du 30 septembre 1986, 9 juillet 2004, de la LCEN précitée et du droit de la Presse.</p>
<ol>
<li><strong>Obligation de respecter les obligations au regard de la loi Informatique et Libertés</strong></li>
</ol>
<p>Depuis 2005, les particuliers sont dispensés de formalités de déclarations auprès de la CNIL, pour les sites diffusant ou collectant des données à caractère personnel mis en œuvre par des particuliers dans le cadre d&#8217;une activité exclusivement personnelle.</p>
<p>Toutefois, la diffusion au public de données à caractère personnel reste soumise au consentement préalable des personnes. De même, les personnes concernées doivent avoir été préalablement informées de l&#8217;identité du responsable du traitement, de la finalité poursuivie et de l&#8217;existence du droit d&#8217;accès, de rectification et d&#8217;opposition, au titre de la loi Informatique et Libertés. Il faut donc veiller à informer les personnes concernées.</p>
<ol>
<li><strong>Responsabilité du Podcasteur en tant qu&#8217;éditeur de contenu</strong></li>
</ol>
<p>Le Podcasteur, en tant qu&#8217;éditeur de contenu, peut voir sa responsabilité, tant civile que pénale, engagée.</p>
<ol>
<li><strong>Responsabilité du Podcasteur en tant qu&#8217;hébergeur</strong></li>
</ol>
<p>La LCEN définit l&#8217;hébergeur comme :</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Les personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, pour mise à disposition du public par des services de communication au public en ligne, le stockage de signaux, d&#8217;écrits, d&#8217;images, de sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ses services</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>A ce titre, la diffusion sur un site de podcasts peut être assimilé à un stockage de ce contenu en qualité d&#8217;hébergeur.</p>
<p>Le Podcasteur ne sera pas tenu à une obligation générale de surveillance, mais pourra voir sa responsabilité engagée si, dès le moment où il a connaissance du caractère illicite des informations stockées, il ne prend pas toute disposition pour retirer ce contenu ou en rendre l&#8217;accès impossible.</p>
<p>Ce régime ne semble toutefois applicable qu&#8217;au cas où le contenu proposé émane de tiers, sans contrôle a priori du Podcasteur.</p>
<ol>
<li><strong>Responsabilité du Podcasteur en tant que commerçant en ligne</strong></li>
</ol>
<p>Le commerce électronique est l&#8217;activité par laquelle une personne propose ou assure à distance et par voie électronique la fourniture de biens ou de services.</p>
<p>Ainsi, la diffusion de contenu sous format podcast est concernée.</p>
<p>Est alors mis en place un régime de responsabilité contractuelle, les conditions générales d&#8217;utilisation de ces podcasts ayant la valeur de licence.</p>
<p>A ce titre, de nombreux podcasts sont diffusés sous licence &laquo;&nbsp;creative commons&nbsp;&raquo;.</p>
<ol>
<li><strong>Application du droit de la Presse</strong></li>
</ol>
<p>Le podcast répond à la notion de publicité prévue par la loi du 29 juillet 1881. A ce titre, le diffuseur de podcasts peut voir sa responsabilité engagée sur des propos diffamatoires. Le Directeur de la Publication sera présumé responsable. Il sera poursuivi comme auteur principal lorsque le message a fait l&#8217;objet d&#8217;une fixation préalable à sa communication au public. C&#8217;est généralement le cas en matière de podcast.</p>
<p>Pourraient être exclues les émissions indirectes.</p>
<p>Toutefois, la Jurisprudence a admis, en matière d&#8217;émissions radiophoniques, que le caractère réitératif des propos illicites constituait une fixation préalable.</p>
<p>Le point de départ du délai de prescription de trois mois sera la publication du podcast, même s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une émission de radio déjà diffusée sur les ondes hertziennes. La Jurisprudence a considéré, s&#8217;agissant d&#8217;un article sur support papier, que :</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>La diffusion de propos diffamatoires sur le réseau Internet, à destination d&#8217;un nombre indéterminé de personnes nullement liées par une communauté d&#8217;intérêt, constitue un acte de publication distinct de celle résultant de la mise en vente du journal dans lequel l&#8217;article diffamatoire a déjà été publié, et commis dès que l&#8217;information a été mise à disposition des utilisateurs éventuels du site</em>&nbsp;&raquo; (TGI PARIS, 30 avril 1997).</p>
<p>Rappelons également que le changement de nom de domaine peut être assimilé à une nouvelle publication (CA PARIS, 29 janvier 2004).</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/le_regime_juridique_du_podcasting/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelle légalité pour les paris sportifs en ligne ? (Note pour Le Figaro)</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/quelle_legalite_pour_les_paris_sportifs/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/quelle_legalite_pour_les_paris_sportifs/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 May 2006 20:19:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du sport]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux]]></category>
		<category><![CDATA[affaire]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[dispositions]]></category>
		<category><![CDATA[existence]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>

		<guid isPermaLink="false">701680047</guid>
		<description><![CDATA[En France, la loi du 21 mai 1836 prohibe toutes les opérations offertes au public, sous quelque dénomination que ce soit, pour faire naître l&#8217;espérance d&#8217;un gain qui serait acquis par la voie du sort . 
Les paris sportifs, dans la mesure où, même en présence d&#8217;une connaissance approfondie de la valeur des compétiteurs, intervient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En France, la loi du 21 mai 1836 prohibe toutes les opérations offertes au public, sous quelque dénomination que ce soit, pour faire naître l&#8217;espérance d&#8217;un gain qui serait acquis par la voie du sort . <span id="more-148"></span></p>
<p>Les paris sportifs, dans la mesure où, même en présence d&#8217;une connaissance approfondie de la valeur des compétiteurs, intervient une certaine part de hasard, entrent dans cette catégorie (CA Paris, 28 avril 1971).</p>
<p>La violation de cette interdiction est punie de 2 ans d&#8217;emprisonnement et 30.000 euros d&#8217;amende (portée au quintuple pour une personne morale). A ces peines peuvent s&#8217;ajouter des peines complémentaires telles qu&#8217;interdiction des droits civiques, confiscations etc. ainsi que les peines applicables aux personnes morales (interdiction d&#8217;exercice, fermeture d&#8217;établissement, etc.).</p>
<p>Pour ce qui concerne spécifiquement les paris hippiques, la loi du 2 juin 1891 accorde un monopole au PMU. Les personnes recevant ou offrant de recevoir des paris peuvent, quant à elles, se voir condamnées à une peine de trois à cinq ans d&#8217;emprisonnement, assortie d&#8217;une amende pouvant aller jusqu&#8217;à 300.000 euros.</p>
<p>Cette loi attribue en outre expressément la qualité de complice de cette infraction, encourant à ce titre les mêmes peines, aux personnes engageant ces paris, c&#8217;est à dire aux joueurs.</p>
<p>La mise en ligne de ces activités est-elle susceptible de remettre en cause leur illégalité ?</p>
<p>A priori, dès lors que le site permet au public français de jouer en ligne, voire cible ce public, les règles ci-dessus exposées ont vocation à s&#8217;appliquer. Le juge français sera compétent pour appliquer la loi pénale. Il est nécessaire, toutefois, qu&#8217;un lien de rattachement quelconque existe avec le territoire français.</p>
<p>La question qui peut néanmoins se poser est celle de la conformité de la législation française, accordant un monopole à la FDJ et au PMU, au regard des dispositions sur la libre prestation de services, prévues à l&#8217;article 46 du Traité CE.</p>
<p>De principe, les jeux d&#8217;argent sont exclus du chapitre d&#8217;application de la directive &laquo;&nbsp;Services obligeant à la libre concurrence des services entre les Etats membres&nbsp;&raquo;.</p>
<p>A ce titre, l&#8217;arrêt Gambelli, rendu en novembre 2003 par la CJCE, rappelait qu&#8217;un tel monopole ne pouvait être justifié que par un motif légitime lié, par exemple, à la protection du consommateur ou à la lutte contre la fraude, et précisait que les Etats ne pouvaient légitimement invoquer de tels motifs tout en encourageant, à grand renfort de publicité, l&#8217;activité de leurs propres monopoles.</p>
<p>Un décret a été adopté, le 17 février 2006, visant à apporter une apparence de conformité des monopoles institués à ces exigences, en rappelant les missions conférées à ces organismes en terme de canalisation de l&#8217;offre, de lutte contre le blanchiment, etc. On peut néanmoins s&#8217;interroger sur sa légitimité.</p>
<p>Les récentes affaires de paris truqués dans le milieu du Football belge ne plaident pas en faveur d&#8217;un allégement de ce cadre juridique.</p>
<p>En France, par l&#8217;intermédiaire de la Française des Jeux (ou de la Ligue Française de Football), en Italie et en Belgique, notamment, les institutions ou monopoles veillent jalousement à leur prérogatives et n&#8217;hésitent pas à défendre en justice leurs droits. Plusieurs procédures sont en cours actuellement en France.</p>
<p>Plus récemment, le REAL MADRID a déclaré intenter une action en justice contre 7 sites de paris en ligne. Pourtant, trois plaintes ont été déposées contre la France devant la CJCE par des sites internet étrangers.</p>
<p>C&#8217;est probablement cette instance européenne qui portera les premiers coups aux monopoles étatiques, sous l&#8217;œil attentif des professionnels.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/quelle_legalite_pour_les_paris_sportifs/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les difficultés soulevées par l&#8217;application aux entreprises françaises du &#171;&#160;Sarbanes Oxley Act&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/les_difficultes_soulevees_par_l_applicat/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/les_difficultes_soulevees_par_l_applicat/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 May 2006 23:41:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourse]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Fichiers / CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[affaire]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[existence]]></category>
		<category><![CDATA[images]]></category>
		<category><![CDATA[relatives]]></category>

		<guid isPermaLink="false">898234454</guid>
		<description><![CDATA[Le &#171;&#160;SARBANES-OXLEY ACT&#160;&#187; a été voté en juillet 2002 par le Congrès Américain, à la suite des scandales relatifs aux affaires ENRON et WORLDCOM.
Cette loi a notamment pour objectif de rétablir la confiance des opérateurs dans la fiabilité des informations communiquées par les entreprises cotées, par le biais d&#8217;un renforcement du contrôle interne sur les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le &laquo;&nbsp;SARBANES-OXLEY ACT&nbsp;&raquo; a été voté en juillet 2002 par le Congrès Américain, à la suite des scandales relatifs aux affaires ENRON et WORLDCOM.</p>
<p>Cette loi a notamment pour objectif de rétablir la confiance des opérateurs dans la fiabilité des informations communiquées par les entreprises cotées, par le biais d&#8217;un renforcement du contrôle interne sur les informations émanant de celles-ci.</p>
<p>Elle s&#8217;applique, de façon obligatoire, à toutes les entreprises, Américaines ou étrangères, cotées aux Etats-Unis et, par extension, aux filiales Européennes des groupes américains et aux entreprises qui travaillent ou exportent aux Etats-Unis.</p>
<p>Surtout, de nombreuses entreprises Françaises envisagent la mise en place de solutions informatiques, reposant sur la mise en œuvre de cette loi.</p>
<p>Il s&#8217;agit, notamment, de permettre de dénoncer tout comportement contraire à la loi ou aux règles fixées par l&#8217;entreprise.</p>
<p>Or, le cadre juridique applicable en France est susceptible de présenter certaines difficultés au regard des exigences posées par cette législation.</p>
<p><span id="more-270"></span><u><strong>1. La mise en place de lignes éthiques</strong></u></p>
<p>Dans le cadre d&#8217;une recherche d&#8217;informations à tous les niveaux de l&#8217;entreprise, destinée à améliorer le contrôle interne de celle-ci, plusieurs projets visant à mettre en place des dispositifs d&#8217;alerte professionnelle ont récemment été soumis à la CNIL.</p>
<p>Les outils proposés prévoient des aides à la recherche d&#8217;informations internes.</p>
<p>Ces systèmes, inspirés d&#8217;une lecture extensive du SARBANES-OXLEY ACT qui visait les seuls cadres financiers, sont imaginés pour permettre à tout salarié ayant connaissance d&#8217;une infraction aux lois et règlements ou même aux règles internes de l&#8217;entreprise, de signaler ces pratiques ou comportements à leur responsable, par téléphone, courrier électronique ou postal ou par télécopie.</p>
<p>Or, l&#8217;enregistrement de telles données constitue un traitement de données personnelles au sens de la loi Informatique et Libertés. Dès lors, les garanties prévues par cette loi au profit des personnes concernées doivent être respectées. Parmi celles-ci figurent, notamment, le droit de recevoir les informations relatives à ce traitement, le droit d&#8217;avoir accès aux données collectées et le cas échéant de les rectifier. La possibilité doit en outre être offerte aux personnes concernées de s&#8217;opposer, pour des motifs légitimes, à une telle collecte, à moins que celle-ci ne soit la conséquence d&#8217;une obligation légale. La qualité de salarié n&#8217;exclut pas l&#8217;application de ces règles.</p>
<p>Cet enregistrement de données est indépendant des déclarations effectuées par l&#8217;entreprise pour le fichier relatif à la gestion de la paie ou du personnel.</p>
<p>La CNIL préconise par ailleurs aux entreprises souhaitant mettre en place un tel dispositif de restreindre son champ aux domaines financiers, comptables, bancaires et de lutte contre la corruption, et de ne pas encourager les dénonciations anonymes.</p>
<p>Il convient de rappeler que la CNIL a publié un document d&#8217;orientation, plutôt qu&#8217;une recommandation, afin d&#8217;examiner au cas par cas chaque situation. Le 8 décembre 2005, a été mis en place un mécanisme d&#8217;autorisation unique.</p>
<p>La CNIL permet ainsi aux entreprises se conformant au document d&#8217;orientation le bénéfice d&#8217;une procédure déclarative, en lui adressant un engagement de conformité. Tous les autres systèmes sont soumis à procédure d&#8217;autorisation.</p>
<p>Elle préconise également le caractère complémentaire que doivent présenter ces dispositifs d&#8217;alerte. De même, le support d&#8217;enregistrement des données doit permettre l&#8217;enregistrement de données objectives et susceptibles de vérification.</p>
<p>La gestion de ces alertes doit être soumise à une organisation spécifique dans l&#8217;entreprise. Une communication des données recueillies peut être effectuée vers des sociétés du même groupe, si cette communication s&#8217;avère nécessaire pour les besoins de l&#8217;enquête.</p>
<p>Toutefois, l&#8217;identité de l&#8217;auteur de l&#8217;alerte ne pourra être donnée à la personne concernée.</p>
<p>En outre, si le Code du Travail prévoit qu&#8217;aucun salarié ne peut être sanctionné pour avoir relaté des faits constitutifs de harcèlement ou de discrimination (articles L 122-45 et suivants), le Code Pénal encadre néanmoins, aux articles L 226-10 et L 434-26, ce principe en sanctionnant les délits de dénonciation calomnieuse et de dénonciation d&#8217;infractions imaginaires, ce qui devrait être de nature à encourager les salariés à la plus grande prudence.</p>
<p>De même, le droit à la vie privée doit être respecté par l&#8217;employeur à l&#8217;égard de ses salariés. Il est recommandé de mettre en place une charte décrivant les comportements devant faire l&#8217;objet de dénonciations, et les comportements devant rester confidentiels. En effet, toute démarche subjective doit être proscrite, tant de la part d&#8217;un salarié que de la part d&#8217;un supérieur hiérarchique.</p>
<p><u><strong>2. Le transfert de données personnelles hors Union Européenne</strong></u></p>
<p>Par ailleurs, les données ainsi collectées sont, dans de nombreux cas, destinées à être transférées au siège Américain de l&#8217;entreprise. Or, en vertu de la loi Informatique et Libertés, le transfert de données personnelles vers un Etat hors Union Européenne ne garantissant pas un niveau suffisant de protection de la vie privée et des libertés fondamentales, n&#8217;est possible qu&#8217;après autorisation de la CNIL.</p>
<p>Les Etats-Unis étant signataires de l&#8217;accord Safe Harbour, l&#8217;entreprise destinataire des données doit s&#8217;engager à respecter les droits fondamentaux issus de la directive. L&#8217;entreprise expéditrice des données est responsable solidairement de l&#8217;utilisation qui sera faite des données.</p>
<p>Les entreprises disposent également de la possibilité de recourir, pour le transfert, aux clauses contractuelles types préconisées par la Commission Européenne, ou de mettre en place en interne, à l&#8217;échelle du groupe, des binding corporate rules relatives au transfert de données personnelles, assurant un niveau de protection de la vie privée et des droits des personnes suffisant.</p>
<p><strong><u>3. La surveillance des salariés</u></strong></p>
<p>Dans le cadre du renforcement de la vigilance dans l&#8217;entreprise, la mise en place de systèmes de surveillance des salariés, tels que la vidéosurveillance, le contrôle téléphonique, l&#8217;utilisation de badges, etc., peut également être envisagée.</p>
<p>Or, l&#8217;installation sur le lieu de travail d&#8217;un système de vidéosurveillance, captant et conservant des images sur un support numérique, constitue un traitement automatisé d&#8217;informations nominatives soumis à la loi Informatique et Libertés.</p>
<p>Susceptibles de porter atteinte à la liberté d&#8217;aller et venir, ces systèmes doivent respecter le principe de proportionnalité et s&#8217;effectuer de manière adéquate, pertinente, non excessive et strictement nécessaire à l&#8217;objectif poursuivi (article L 120-2 du Code du Travail).</p>
<p>Ainsi, le nombre, l&#8217;emplacement, l&#8217;orientation, les fonctionnalités et les périodes de fonctionnement des caméras, de même que la nature des tâches accomplies par les personnes surveillées sont des éléments à prendre en compte pour l&#8217;évaluation du caractère proportionné du système.</p>
<p>Les personnes concernées (employés et visiteurs) doivent être informées de l&#8217;existence du dispositif, des destinataires des images ainsi que des modalités d&#8217;exercice de leur droit d&#8217;accès aux enregistrements.</p>
<p>La mise en place d&#8217;un tel système doit en outre faire l&#8217;objet d&#8217;une consultation des instances représentatives du personnel et d&#8217;une déclaration à la CNIL.</p>
<p>S&#8217;agissant du téléphone, les mêmes exigences en terme d&#8217;information du personnel et des instances représentatives existent (articles L 121-8 et L 432-2-1 du Code du Travail). L&#8217;accès aux relevés téléphoniques individuels n&#8217;est possible que de manière exceptionnelle, en cas par exemple d&#8217;utilisation anormale des services téléphoniques au regard de leur utilisation moyenne constatée au sein de l&#8217;entreprise.</p>
<p>En outre, l&#8217;article 226-15 du Code Pénal prévoit qu&#8217;aucun enregistrement ou écoute permanents du personnel ne peut être mis en œuvre par l&#8217;employeur, sauf législation particulière (par exemple, les salles de marché) ou cas justifiés (par exemple, la formation à l&#8217;accueil téléphonique).</p>
<p>La mise en place de badges ou de systèmes de géolocalisation fait l&#8217;objet des mêmes contraintes. Enfin, l&#8217;accès par l&#8217;employeur aux fichiers personnels du salarié nécessite que le salarié visé ait fait l&#8217;objet d&#8217;une information préalable (CCass, Ch. Soc., 17 mai 2005), sauf en cas de &laquo;&nbsp;risque ou d&#8217;évènement particulier&nbsp;&raquo;.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/les_difficultes_soulevees_par_l_applicat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les caractéristiques essentielles du contrat ERP</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/les_caracteristiques_essentielles_du_con/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/les_caracteristiques_essentielles_du_con/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 May 2006 23:31:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit des logiciels]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[contrats]]></category>
		<category><![CDATA[donnée]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[tiers]]></category>
		<category><![CDATA[type]]></category>

		<guid isPermaLink="false">858925210</guid>
		<description><![CDATA[Les enjeux juridiques de l&#8217;ERP
Cahier des charges, devoir de conseil, responsabilités contractuelles de l´intégrateur&#8230; autant de points qu´il convient de sécuriser d´un point de vue juridique, de préférence en amont de la mise en place d´un ERP.
Il sera nécessaire d&#8217;être précis dans la formulation des besoins : améliorer le délai de livraison des clients, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><u></u><u>Les enjeux juridiques de l&#8217;ERP</u></p>
<p>Cahier des charges, devoir de conseil, responsabilités contractuelles de l´intégrateur&#8230; autant de points qu´il convient de sécuriser d´un point de vue juridique, de préférence en amont de la mise en place d´un ERP.</p>
<p>Il sera nécessaire d&#8217;être précis dans la formulation des besoins : améliorer le délai de livraison des clients, de l´information, harmoniser un système informatique préalablement désintégré, etc.</p>
<p><span id="more-128"></span>Pour installer un PGI (Progiciel de gestion intégrée ou ERP, Enterprise Resource Planning), il faut faire un choix réfléchi du progiciel et la formulation précise de ce que l´on en attend. L&#8217;ERP ne doit pas être confondu avec le contrat d&#8217;infogérance, dont l&#8217;objectif est d&#8217;externaliser tout ou partie du système informatique de l&#8217;entreprise, alors que l&#8217;ERP reste d&#8217;utilisation interne.</p>
<p><strong><u>Généralités </u></strong></p>
<p><strong>Définitions</strong></p>
<p>L&#8217;E.R.P désigne généralement un logiciel standard, paramétrable, qui gère les ressources humaines, la gestion, les achats, la finance d&#8217;une entreprise&#8230; Ce type de logiciel a vocation à gérer tous les secteurs d&#8217;activité et toutes les fonctions de l&#8217;entreprise, l&#8217;adaptation aux besoins de l&#8217;entreprise étant réalisée par paramétrage.</p>
<p>Historiquement, le premier ERP a été conçu par la société Allemande SAP (signifiant &#8216;Systems Applications &amp; Products in Data Processing&#8217;).</p>
<p>Ce logiciel répond à un besoin de cohérence, s&#8217;agissant d&#8217;une application unique, à l&#8217;inverse de l&#8217;utilisation de nombreux applicatifs et bases de données différents. L&#8217;investissement financier repose essentiellement sur le paramétrage du logiciel.</p>
<p>Un logiciel ERP n&#8217;est pas un logiciel spécifique, et il faut prévoir les conséquences juridique d&#8217;un dépassement des objectifs, comme les éventuelle carences du programme.</p>
<p>Dans tous les cas, le progiciel devra privilégier souplesse et évolutivité. Sa capacité d´évolution est primordiale, qu´il s´agisse de ses fonctionnalités ou de son accès aux nouvelles technologies (intégration d´images, Internet mobile..).</p>
<p><u><strong>Négociation et information</strong></u></p>
<p>La négociation de ce type de contrat est délicate. Il convient de réaliser d&#8217;abord une étude de faisabilité approfondie (contrat d&#8217;audit). Il faut vérifier la capacité de l&#8217;éditeur à accompagner l&#8217;entreprise dans la durée et à partager avec elle son expertise sur le métier.</p>
<p>Il faut savoir que certains des enjeux de l&#8217;entreprise ne pourront être atteints, si elle adopte l&#8217;ERP, qu&#8217;à la condition de modifier la façon dont elle aborde son métier. Il faut donc que la maîtrise d&#8217;ouvrage de l&#8217;éditeur soit encore plus forte que lorsque l&#8217;on conçoit un logiciel spécifique, car de nombreuses demandes d&#8217;adaptation de l&#8217;ERP vont s&#8217;exprimer.</p>
<p>L´intégrateur peut difficilement apprécier a priori l´adéquation de l´ERP au besoin du client. C´est pourquoi il est prudent de commencer le projet par mettre en évidence sa cohérence et ses ambiguïtés dans le cadre d´une phase préalable dite &laquo;&nbsp;phase d´étude d´adéquation&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;gap analysis&nbsp;&raquo;. Durant cette phase, l´intégrateur devra veiller à éclairer son client sur les aspects implicites que peut comporter le cahier des charges. Par exemple, une fonction ou un résultat intermédiaire non exprimé dans le cahier des charges, mais indispensable à l´obtention d´un résultat prévu dans ce même cahier des charges (qui doit impérativement être annexé au contrat).</p>
<p>La collaboration entre les parties est essentielle . Le client aura un devoir de collaboration renforcée. L&#8217;étape de la formation et de la prise en main de l&#8217;outil est primordiale.</p>
<p>Il est essentiel de formaliser très précisément l&#8217;expression des attentes, besoins et objectifs à atteindre sous la forme d&#8217;un cahier des charges.</p>
<p>Avant de conclure un contrat ERP, il conviendra de prendre soin de vérifier si l&#8217;Editeur est capable d&#8217;accompagner la société dans la durée.</p>
<p>Lorsqu&#8217;une entreprise achète un ERP, elle n&#8217;a pas à payer seulement les licences : elle doit aussi s&#8217;associer à l&#8217;éditeur en tant que consultant.</p>
<p><strong><u>Le contrat</u></strong></p>
<p><strong>Le cahier des charges</strong></p>
<p>Un progiciel ne peut répondre dans sa version standard à l´intégralité des besoins d´une entreprise. Il est essentiel de formaliser très précisément l´expression des attentes sous forme de cahier des charges, c´est le premier document qui servira de référentiel.</p>
<p>Si le client n´a pas rédigé de cahier des charges, il lui appartient de définir au moins ses besoins et les objectifs à atteindre (cf. CCass. Com., 04/02/1997). Un arrêt de la chambre commerciale de la Cour de cassation (CCass. Com., 5.12.89, JCP 90, IV p 45) estime que le cahier des charges est une condition pour que l´acheteur puisse se prévaloir d´une non-conformité du système à l´usage attendu.</p>
<p>Ce cahier des charges doit être le plus précis et concret possible. En effet, plus il est général et plus il est d´interprétation extensive et par là même dangereux pour l´intégrateur et pour le client. Le fait que le cahier des charges ait été rédigé par le client ne dé-responsabilise pas l´intégrateur qui, en tout état de cause, est tenu par son obligation générale de conseil et devra répondre sur la faisabilité de ce qui lui est demandé.</p>
<p>Ce devoir de conseil est fréquemment rappelé par les tribunaux, c´est un cas classique de mise en jeu de la responsabilité contractuelle de l´intégrateur sur le fondement de l´article 1147 du code civil (cf. Cass. Com 11/01/1994).</p>
<p>Une fois rédigé, après discussion avec l&#8217;éditeur, ce cahier des charges des transforme en Spécifications Fonctionnelles Générales (SFG) qui conduisent généralement à une évolution du périmètre fonctionnel initial du projet. Ce document validé par le client doit aboutir à l´abandon du cahier des charges en tant que référentiel au profit des SFG et ce dans la mesure où les parties sont d&#8217;accord sur ce nouveau référentiel. A défaut, le Cahier des Charges fera foi.</p>
<p><strong>Les parties</strong></p>
<p><u>Le Maître d&#8217;ouvrage (client)</u></p>
<p>Le maître d&#8217;ouvrage est globalement celui pour qui le projet informatique est réalisé.</p>
<p>Il doit clairement définir ses besoins, leur nature et leur étendue dans un &nbsp;&raquo; cahier des charges &laquo;&nbsp;.</p>
<p>En principe, le maître d&#8217;ouvrage est responsable de la définition du &laquo;&nbsp;système&nbsp;&raquo;. Cependant, il peut confier cet aspect à un tiers par contrat (l&#8217;assistant à maîtrise d&#8217;ouvrage).</p>
<p>La Jurisprudence considère que le maître de l&#8217;ouvrage :</p>
<p>- doit apporter toutes les précisions voulues dans la définition de ses besoins et dans l&#8217;expression des contraintes d&#8217;exploitation (CA Paris, 18 juin 1985, Gaz. Pal. 1986, I, p. 72) ;</p>
<p>- doit définir, eu égard à son organisation et ses problèmes spécifiques, tous ses besoins réels et les objectifs et performances à atteindre (…), définir de façon précise, tous les éléments susceptibles d&#8217;affecter la solution proposée (CA Paris, 15 juin 1990, Juris-Data n° 22939 et CA, Toulouse 5 mai 1997, Juris-Data n° 041319) ; afin de permettre aux prestataires de s&#8217;engager en toute connaissance de cause et de limiter les &laquo;&nbsp;dérapages&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le maître d&#8217;ouvrage doit également :</p>
<p>- choisir et lancer les moyens nécessaires pour le projet ;</p>
<p>- préciser un délai de mise en service opérationnel qui soit compatible avec les moyens mis en œuvre ;</p>
<p>- communiquer au maître d&#8217;œuvre tous les éléments sur le contexte général de l&#8217;opération, les données préexistantes, les contraintes et difficultés particulières ;</p>
<p>- anticiper les conséquences de la mise en place du système sur son organisation ;</p>
<p>- procéder aux différentes réceptions découlant de l&#8217;opération ;</p>
<p>- assurer l&#8217;exploitation restant à sa charge.</p>
<p><u>Le Maître d&#8217;œuvre (éditeur/intégrateur)</u></p>
<p>Le maître d&#8217;œuvre est &laquo;&nbsp;la personne physique ou morale qui, pour sa compétence technique, est chargée par le maître d&#8217;ouvrage de diriger et de contrôler les travaux et de proposer la réception et leur règlement&nbsp;&raquo; (AFNOR, Norme P03001) ou &laquo;&nbsp;se charge de la mise en place des systèmes sur le plan technique&nbsp;&raquo; (Parisot).</p>
<p>La qualification de maître d&#8217;œuvre ne peut être retenue que s&#8217;il dispose d&#8217;une autonomie dans ses choix techniques et qu&#8217;il pilote de manière effective le projet.</p>
<p>Le maître d&#8217;œuvre doit proposer à son client la solution la mieux adaptée à ses besoins, en lui communiquant toutes les informations nécessaires avant et durant le projet et, si nécessaire, en le mettant en garde. Il doit également piloter, animer, coordonner, planifier et suivre le déroulement du projet, assister aux opérations de réception et corriger les &nbsp;&raquo; écarts &nbsp;&raquo; constatés.</p>
<p>Enfin, en fonction des projets, il peut être utile de faire une distinction entre la maîtrise d&#8217;œuvre de conception, la maîtrise d&#8217;œuvre de réalisation et d&#8217;intégration.</p>
<p>Il est aussi à noter que l&#8217;intégrateur et l&#8217;éditeur peuvent être deux personnes différentes. Il faudra donc envisager leur devoir de collaboration entre eux.</p>
<p><strong>Le coeur du contrat</strong></p>
<p>Un projet ERP peut créer deux structures contractuelles :</p>
<p>- soit une relation bipartite entre le client et le prestataire, avec un contrat &laquo;&nbsp;clé en main&nbsp;&raquo;,</p>
<p>- soit une architecture plus complexe, associant des contrats de licence, de maintenance, de développement spécifique, de consulting,&#8230;</p>
<p>Dans ce cadre, on peut envisager un contrat de licence cumulé avec un contrat de paramétrage, ou avec un contrat d&#8217;étude au préalable complété par un contrat d&#8217;intégration.</p>
<p>Dans tous les cas, de nombreux écueils sont à préciser : le contrat devra préciser toutes les options éventuellement à créer spécifiquement pour le client, le système doit demeurer &nbsp;&raquo; maintenable &laquo;&nbsp;, le client doit retrouver ses données après passage du logiciel, il doit aussi pouvoir conserver le format des données, si la maintenance s&#8217;arrête, il faut prévoir la migration vers un nouvel ERP.</p>
<p>Au niveau de la validation et de la réception des étapes, il faut prévoir des échéances et procéder étape par étape afin de valider chaque fonctionnalité.</p>
<p>Un contrat de formation spécifique doit aussi être élaboré ou tout du moins prévu (recours à un prestataire extérieur).</p>
<p>En pratique, le contrat devra prévoir les différentes étapes :</p>
<p>- Etude préalable et audit de l&#8217;existant,</p>
<p>- Formation des &nbsp;&raquo; key users &laquo;&nbsp;,</p>
<p>- Analyse des besoins, concrétisés dans le &nbsp;&raquo; Gap Analysis &nbsp;&raquo; afin de comparer les besoins à fournir par le logiciel ERP par rapport à l&#8217;ancien progiciel</p>
<p>- Définition des besoins spécifiques,</p>
<p>- Elaboration des Spécifications,</p>
<p>- Paramétrage/prototypage,</p>
<p>- Réalisations techniques,</p>
<p>- Tests,</p>
<p>- Recette provisoire,</p>
<p>- Formation des utilisateurs finaux,</p>
<p>- Reprise des données existantes,</p>
<p>- Mise en production,</p>
<p>- Assistance au démarrage,</p>
<p>- Recette définitive.</p>
<p><strong><u>Le déroulement du projet</u></strong></p>
<p>En cas de présence d&#8217;équipes techniques chez le client, l´intégrateur accompagne les équipes internes du client pour concevoir et réaliser avec elles l&#8217;applicatif cible en leur apportant son expertise et son savoir-faire méthodologique.</p>
<p>Il doit mettre en place l´organisation capable d´apporter une visibilité dans le suivi du projet, une anticipation des difficultés et la mise en oeuvre de procédures d&#8217;alerte. Il lui appartient de coordonner les équipes du projet pour permettre une anticipation des besoins de charge et un contrôle du reste à faire et des écarts.</p>
<p>De son côté, le client doit être vigilant à ne pas sous-évaluer la charge de travail de ses équipes internes, ce qui est une cause fréquente de dérive d´un projet d´intégration d´ERP, et à collaborer activement, dans un véritable esprit de partenariat, au succès du projet (cf. TC Dijon 21/01/2002, à propos de la mise en oeuvre d´un ERP : &laquo;&nbsp;les opérations d´adaptation et de paramétrage supposent une restructuration du système et impliquent une collaboration étroite entre le fournisseur et le client&nbsp;&raquo;). La Cour de Cassation retient cette même obligation à propos d´une société qui se refuse, sans motif précis, à valider les applications livrées par l´intégrateur (cf. CCass, 1ère Civ., 02/10/2001).</p>
<p>Le client doit :</p>
<p>- instruire les questions d´ordre politique et organisationnel,</p>
<p>- mettre en place les instances d&#8217;information interne afin que les informations soient transmises au niveau où elles doivent l´être,</p>
<p>- établir le tableau de bord des enjeux et des choix et décisions en découlant au début du projet et le mettre à jour au fur et à mesure de son avancement,</p>
<p>- élaborer et mettre en oeuvre les plans de communication interne et éventuellement externe,</p>
<p>- arrêter, en concertation avec l&#8217;intégrateur, un plan de formation approprié.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;obligation de conseil de l´intégrateur est contrebalancée par l´obligation de collaboration et d´implication du client (cf. CA Paris 20/12/1990 et 27/01/1994).</p>
<p><strong><u>Le déclenchement des alertes</u></strong></p>
<p>Les difficultés qui peuvent surgir en cours de projet sont nombreuses. Beaucoup d´entre elles peuvent être résolues si une procédure d´alerte est déclenchée au bon moment et au bon niveau hiérarchique.</p>
<p>L´obligation d´alerte est généralement une obligation de l´intégrateur. Les cas les plus typiques portent sur les retards de livraison dont les causes sont souvent multiples mais qui peuvent être traités dans l´intérêt de toutes les parties au projet si le problème est remonté assez tôt. Il en est de même des problèmes relationnels qui peuvent se faire jour.</p>
<p>Une autre situation fréquemment rencontrée est celle où l´intégrateur se voit progressivement assumer les fonctions de maître d&#8217;ouvrage en plus de celles de maître d´oeuvre (expression d´un besoin, développement d´une fonction non demandée, réalisation des tests&#8230;) ou le contraire.</p>
<p>Face à ce risque, il est nécessaire de définir dès l´élaboration du contrat les tâches revenant à chacune des parties.</p>
<p><u><strong>Evolution </strong></u></p>
<p>L&#8217;adoption du logiciel ne représente pas un seul projet. Le fournisseur publiera des versions successives, différentes les unes des autres, et le passage d&#8217;une version à la suivante peut constituer un véritable second projet. Lors de la sortie d&#8217;une nouvelle version, il faut en effet :</p>
<p>- faire l&#8217;inventaire de ce qui est proposé, évaluer ce qui est intéressant, choisir ;</p>
<p>- évaluer le coût des travaux de reconception ;</p>
<p>- évaluer l&#8217;effet du changement de version sur tout ce qui se trouve à la périphérie du progiciel, et qu&#8217;il impacte.</p>
<p>Toutefois, ces nouvelles versions peuvent n&#8217;intéresser que partiellement l&#8217;entreprise.</p>
<p>Ainsi, une véritable structure du projet doit être mise en œuvre, y compris pour l&#8217;adoption des versions nouvelles.</p>
<p>Le choix d&#8217;un ERP implique une orientation de plusieurs années pour l&#8217;entreprise. D&#8217;où l&#8217;importance fondamentale à la fois du contrat initial, et des procédure d&#8217;évolution de ce dernier.</p>
<p><strong><u>Formation du personnel</u></strong></p>
<p>Il faudra envisager deux types de formation :</p>
<p>- la formation des &nbsp;&raquo; key users &laquo;&nbsp;, personnel de l&#8217;entreprise chargé de collaborer avec l&#8217;intégrateur pendant la mise en place de l&#8217;ERP,</p>
<p>- la formation des salariés après installation du logiciel.</p>
<p>Ces deux types de formations doivent faire l&#8217;objet de deux contrats séparés.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/les_caracteristiques_essentielles_du_con/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

