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	<title>Jurisexpert &#187; CPI</title>
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	<description>Site du cabinet et blog juridique</description>
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		<title>Entre originalité et banalité : la protection des droits d&#8217;auteur</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 07:44:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[architectes]]></category>
		<category><![CDATA[CPI]]></category>
		<category><![CDATA[droit d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[oeuvre de l'esprit]]></category>
		<category><![CDATA[originalité]]></category>

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		<description><![CDATA[De nombreuses prestations de service, faisant preuve de créativité, peuvent revendiquer une protection au titre du droit d&#8217;auteur. Le prestataire de service bénéficie alors de la protection accordée à tout auteur d&#8217;une oeuvre de l&#8217;esprit.
1-Critères de la protection
La protection revendiquée au titre des droits de Propriété Intellectuelle ne peut concerner que des œuvres de l’esprit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreuses prestations de service, faisant preuve de créativité, peuvent revendiquer une protection au titre du droit d&#8217;auteur. Le prestataire de service bénéficie alors de la protection accordée à tout auteur d&#8217;une oeuvre de l&#8217;esprit.</p>
<p>1-Critères de la protection</p>
<p>La protection revendiquée au titre des droits de Propriété Intellectuelle ne peut concerner que des œuvres de l’esprit présentant un caractère original (article L111-1 du Code de la Propriété Intellectuelle), la notion d’œuvre de l’esprit se réfère à tout travail de création prenant une forme matérialisable.</p>
<p>Elle ne peut être revendiquée, pour de banales prestations de services techniques (CCass.1ère Ch. Civ. 29/03/1989), elle ne permet pas davantage de protéger une simple idée, mais seulement la forme originale sous laquelle celle-ci est présentée (CCass. 1ère Ch. Civ. 25/05/1992).</p>
<p>L’originalité, quant à elle, doit être comprise comme « le reflet de la personnalité du créateur » (CA Paris 24/11/1988), c&#8217;est-à-dire qu’il doit s’agir d’une empreinte personnelle apportée par le créateur.</p>
<p>A titre d&#8217;exemple, l’article L112-2 du Code de la Propriété Intellectuelle rappelle que sont considérés, notamment comme œuvres de l’esprit, « les œuvres de dessin et d’architecture », « les œuvres graphiques et typographiques », « les plans, croquis et ouvrages plastiques relatifs à la géographie, à la topographie, à l’architecture et aux sciences».</p>
<p>Toutefois, cette liste n’étant pas exhaustive, toute création susceptible de constituer une œuvre de l’esprit originale, peut prétendre au bénéfice de la protection.</p>
<p>2 – La nature des droits</p>
<p>Les droits d’auteur sont visés au Livre Premier du Code de la Propriété Intellectuelle.</p>
<p>Ces droits comportent des attributs patrimoniaux (article L122-1 du Code de la Propriété Intellectuelle) permettant à l’auteur ou à son cessionnaire de s’en réserver toute reproduction, représentation ou adaptation, ainsi que des droits moraux (article L121-1 du Code de la Propriété Intellectuelle), aux termes desquels il bénéficie notamment d’un droit à sa paternité sur l’œuvre et d’un droit au respect de ladite œuvre.</p>
<p>Les droits patrimoniaux bénéficient d’une protection pendant une durée de 70 ans, à compter du décès de l’auteur, les droits moraux étant, quant à eux, perpétuels.</p>
<p>Toute exploitation de ces droits sans l’autorisation de l’auteur ou de son cessionnaire, constitue un acte de contrefaçon engageant la responsabilité civile ou pénale de celui qui le commet.</p>
<p>3 – La titularité des droits</p>
<p>En application de l’article L113-1 du Code de la Propriété Intellectuelle, « la qualité d’auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l’œuvre est divulguée ».</p>
<p>La présomption posée par cet article peut être invoquée par tous les créateurs, qu’ils soient personne physique ou personne morale.</p>
<p>La transmission des droits de l’auteur est subordonnée  à la condition que chacun des droits cédés fassent l’objet d’une mention distincte dans un acte de cession et que le domaine d’exploitation des droits cédés soit délimité, quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée (article L131-3 du Code de la Propriété Intellectuelle).</p>
<p>Ainsi, il appartient à son client de vérifier qu&#8217;il dispose bien des droits nécessaires à l&#8217;exploitation qu&#8217;il envisage de l&#8217;oeuvre en question (étude technique, création de site, développement informatique, construction etc.) lors de l&#8217;exploitation initiale et dans le temps.</p>
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		<title>La brevetabilité des logiciels</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Mar 2008 08:35:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des logiciels]]></category>
		<category><![CDATA[Droits d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Liens vers d'autres sites internets]]></category>
		<category><![CDATA[brevet]]></category>
		<category><![CDATA[CPI]]></category>
		<category><![CDATA[droit d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[invention]]></category>
		<category><![CDATA[logiciel]]></category>

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		<description><![CDATA[En droit Français, une invention, pour être brevetable, doit être nouvelle et impliquer une activité inventive.
Certains domaines sont exclus de toute brevetabilité. Il s&#8217;agit notamment des méthodes mathématiques, du corps humain (issu de la loi sur la Bioéthique du 29 juillet 1994).
Selon l&#8217;article L.611-10 du Code de la Propriété Intellectuelle, sont brevetables les inventions nouvelles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">En droit Français, une invention, pour être brevetable, doit être nouvelle et impliquer une activité inventive.</p>
<p align="justify">Certains domaines sont exclus de toute brevetabilité. Il s&#8217;agit notamment des méthodes mathématiques, du corps humain <span id="more-293"></span>(issu de la loi sur la Bioéthique du 29 juillet 1994).</p>
<p align="justify">Selon l&#8217;article L.611-10 du Code de la Propriété Intellectuelle, sont brevetables les inventions nouvelles impliquant une activité inventive et/ou susceptible d&#8217;applications industrielles.</p>
<p align="justify">Selon l&#8217;article L.611-1 du Code de la Propriété Intellectuelle, l&#8217;inventeur dispose d&#8217;un droit exclusif d&#8217;exploitation sur son invention.</p>
<p align="justify">La durée du brevet fait l&#8217;objet d&#8217;une harmonisation Internationale : 20 ans (accord ADPIC, 1993).</p>
<p align="justify"><u>Les logiciels sont protégés par le droit d&#8217;auteur.</u></p>
<p align="justify">L&#8217;article L.112-2 du Code de la Propriété Intellectuelle précise que sont considérés comme œuvres de l&#8217;esprit : &laquo;&nbsp;<em>(&#8230;) les logiciels y compris le matériel de conception préparatoire</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p align="justify">La question de la brevetabilité des logiciels se pose toutefois, etrevient à se demander s&#8217;il faut appliquer le droit des brevets aux logiciels.</p>
<p align="justify">Les organismes d&#8217;enregistrement des brevets ont déjà accepté l&#8217;enregistrement de certaines demandes de brevets logiciels(INPI, OEB, USPTO).</p>
<p align="justify">Pourtant, le Code de la Propriété Intellectuelle exclut par son article L.611-10 les programmes d&#8217;ordinateur <strong>en tant que tels </strong>du champ de la brevetabilité.</p>
<p align="justify">Cet article reprend les termes de l&#8217;article 52 de la Convention sur le Brevet Européen de Münich. Il est admis par les organismes d&#8217;enregistrement qu&#8217;une demande de brevet peut porter sur une invention incluant un programme d&#8217;ordinateur, à condition qu&#8217;elle ne porte pas que sur un programme d&#8217;ordinateur en tant que tel.</p>
<p align="justify">Telle est la position de l&#8217;INPI en France.</p>
<p align="justify">L&#8217;OEB reconnaît la brevetabilité de programmes d&#8217;ordinateur considérés comme des procédés programmes, mais également des produits programmes. En d&#8217;autres termes, le critère d&#8217;application industrielle fait l&#8217;objet d&#8217;une interprétation souple, à rapprocher de l&#8217;importance du secteur tertiaire dans notre économie.</p>
<p align="justify">Ainsi, la formulation excluant de la brevetabilité les programmes d&#8217;ordinateur en tant que tels est considérée comme ambiguë et créant une insécurité juridique.</p>
<p align="justify">Les différences d&#8217;interprétation de ces textes à l&#8217;intérieur de l&#8217;Union Européenne crée également une entrave à l&#8217;harmonisation des différents titres.</p>
<p align="justify">Il convient de préciser que l&#8217;USPTO a une interprétation beaucoup plus souple de la brevetabilité des logiciels.</p>
<p align="justify">Une proposition de directive dans le sens de la brevetabilité des logiciels a été émise le 20 février 2002. Elle a toutefois été rejetée par le Parlement Européen le 6 juillet 2005.</p>
<p align="justify">Mais il s&#8217;agit d&#8217;une question récurrente qui reviendra vraisemblablement dans les années qui viennent dans les débats.</p>
<p><strong></p>
<p align="justify">BIBLIOGRAPHIE</p>
<p></strong></p>
<p align="justify">
<a  href="http://www.europarl.eu.int/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.europarl.eu.int');" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/external/www.europarl.eu.int/');" >http://www.europarl.eu.int/</a></p>
<p align="justify">
<a  href="http://www.brevets-logiciels.info/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.brevets-logiciels.info');" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/external/www.brevets-logiciels.info/');" >http://www.brevets-logiciels.info/</a></p>
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		<title>Copie illicite d&#8217;un logiciel &#8211; La responsabilité de l&#8217;employeur</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/copie-illicite-dun-logiciel-la-responsabilite-de-lemployeur/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Mar 2008 08:22:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Fiches Pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Piratage]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilités - Précédents judiciaires]]></category>
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		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>
		<category><![CDATA[violation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le logiciel est protégé au titre du droit d&#8217;auteur en tant qu&#8217;œuvre de l&#8217;esprit par l&#8217;article L.112-2 du Code de la Propriété Intellectuelle, suite à la loi du 10 mai 1994 (loi n°94-361), y compris le matériel de conception préparatoire.

Tout acte d&#8217;exploitation entourant le logiciel original est soumis à l&#8217;autorisation préalable de l&#8217;auteur.
A défaut d&#8217;autorisation, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le logiciel est protégé au titre du droit d&#8217;auteur en tant qu&#8217;œuvre de l&#8217;esprit par l&#8217;article L.112-2 du Code de la Propriété Intellectuelle, suite à la loi du 10 mai 1994 (loi n°94-361), y compris le matériel de conception préparatoire.<br />
<span id="more-291"></span><br />
Tout acte d&#8217;exploitation entourant le logiciel original est soumis à l&#8217;autorisation préalable de l&#8217;auteur.</p>
<p>A défaut d&#8217;autorisation, il constitue une violation des droits de l&#8217;auteur et est ainsi réprimé par le délit de contrefaçon.</p>
<p>Les droits d&#8217;auteur sont composés de droits patrimoniaux et de droits moraux.</p>
<p>Le droit moral de l&#8217;auteur lui permet notamment de décider du moment et du mode de communication de son œuvre, au titre de l&#8217;article L.121-2 du Code de la Propriété Intellectuelle.</p>
<p>Ainsi, présente un caractère illégal toute divulgation d&#8217;une oeuvre sans autorisation de l&#8217;auteur.</p>
<p>De même, il est généralement admis que chaque nouvelle diffusion est à nouveau soumise à l&#8217;autorisation de l&#8217;auteur.</p>
<p>Toutefois, ce sont essentiellement les droits patrimoniaux qui font l&#8217;objet des violations les plus manifestes, notamment dans un environnement de communication électronique.</p>
<p>L&#8217;article L.122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle prévoit une exception de copie privée, à condition que l&#8217;oeuvre ait fait l&#8217;objet d&#8217;une divulgation préalable de l&#8217;auteur, et que la reproduction soit réalisée dans un cadre privé, ce qui exclut généralement l&#8217;utilisation de logiciels P2P (&laquo;&nbsp;Peer to Peer&nbsp;&raquo;).</p>
<p>Cette exception de copie privée ne concerne pas les logiciels, pour lesquels l&#8217;utilisateur dispose d&#8217;un droit de copie de sauvegarde, si elle n&#8217;a pas été fournie par l&#8217;éditeur, ou si ce dernier ne s&#8217;en est pas réservé le droit. Ce droit ne peut être exercé que par l&#8217;utilisateur bénéficiant d&#8217;une licence auprès de l&#8217;éditeur.</p>
<p>L&#8217;article L.122-6-1 2° du Code de la Propriété Intellectuelle dispose que : &laquo;&nbsp;<em>La personne ayant le droit d&#8217;utiliser le logiciel peut faire une copie de sauvegarde lorsque celle-ci est nécessaire pour préserver l&#8217;utilisation du logiciel</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Ainsi, la copie privée est interdite pour les logiciels.</p>
<p>C&#8217;est sur toute personne mettant en ligne cette copie illicite, et également sur l&#8217;utilisateur qui procédera à son téléchargement, que pèse la responsabilité de ces actes de contrefaçon.</p>
<p>A ce titre, la responsabilité de l&#8217;entreprise peut être engagée du fait du comportement de ses salariés. L&#8217;employeur ne peut dégager sa responsabilité que s&#8217;il apporte la preuve que le salarié a commis un abus de fonction, c&#8217;est à dire lorsqu&#8217;il a agi &laquo;&nbsp;<em>hors de ses fonctions, sans autorisation et à des fins étrangères à ses attributions</em>&nbsp;&raquo; (Cour de Cassation, Assemblée Plénière, 19 mai 1988).</p>
<p>Le Tribunal de Grande Instance de Marseille, le 11 juin 2003, a condamné l&#8217;employeur d&#8217;un salarié ayant mis en ligne un site Internet satirique, pour avoir mis à disposition de son salarié les moyens techniques nécessaires à la mise en ligne du site en question. Le Tribunal a considéré que la faute du salarié a été commise dans le cadre de ses fonctions, &laquo;&nbsp;<em>le site litigieux a été réalisé sur le lieu de travail grâce aux moyens fournis par l&#8217;entreprise</em>&laquo;&nbsp;, peu importe qu&#8217;il ait agi en dehors de ses attributions professionnelles et sans autorisation de l&#8217;employeur.</p>
<p>Le Tribunal Correctionnel de Versailles, le 2 avril 2001, a reconnu la responsabilité de l&#8217;employeur d&#8217;un salarié ayant commis des actes de discrimination à l&#8217;embauche.</p>
<p>La responsabilité de l&#8217;employeur du fait de la responsabilité de ses salariés a pour fondement l&#8217;article 1384 alinéa 1 du Code Civil. La Jurisprudence désigne la responsabilité de l&#8217;employeur lorsque le salarié a trouvé dans ses fonctions l&#8217;occasion et les moyens de sa faute, au temps et au lieu de travail.</p>
<p>L&#8217;employeur, dans sa relation avec le salarié, a la possibilité de sanctionner cette faute : &laquo;&nbsp;<em>Le fait, pour un salarié, d&#8217;utiliser la messagerie électronique que l&#8217;employeur met à sa disposition pour émettre, dans des conditions permettant d&#8217;identifier l&#8217;employeur, un courriel contenant des propos antisémites est nécessairement constitutif d&#8217;une faute grave, rendant impossible le maintien du salarié dans l&#8217;entreprise pendant la durée du préavis</em>&nbsp;&raquo; (Cour de Cassation, 2 juin 2004).</p>
<p>La responsabilité pénale de l&#8217;employeur ou de l&#8217;entreprise pourrait être également engagée dans l&#8217;hypothèse où l&#8217;infraction aurait été commise par un organe ou représentant de la personne morale.</p>
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