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	<title>Jurisexpert &#187; DADVSI</title>
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	<description>Site du cabinet et blog juridique</description>
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		<title>JOURNEE DE LA CULTURE NUMERIQUE</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 14:37:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences]]></category>
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		<category><![CDATA[DADVSI]]></category>
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		<description><![CDATA[Intervention de Maître Blandine POIDEVIN lors de la prochaine édition des Journées de la Culture Numérique, sur le thème du Droit d&#8217;auteur sur Internet.
Université Catholique de Lille, le 22 mai 2008 après-midi.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Intervention de Maître Blandine POIDEVIN lors de la prochaine édition des Journées de la Culture Numérique, sur le thème du Droit d&#8217;auteur sur Internet.</p>
<p>Université Catholique de Lille, le 22 mai 2008 après-midi.</p>
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		<title>La loi DADVSI : dispositions majeures</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 10:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Piratage]]></category>
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		<category><![CDATA[protection]]></category>

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		<description><![CDATA[Contexte de son adoption
Alors que plusieurs décisions de justice ont été rendues à propos de la copie privée, le Parlement Français a été saisi de la transposition de la directive Européenne du 22 mai 2001, portant sur les Droits d&#8217;Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l&#8217;Information (DADVSI).
En effet, la France a été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contexte de son adoption</strong></p>
<p>Alors que plusieurs décisions de justice ont été rendues à propos de la copie privée, le Parlement Français a été saisi de la transposition de la directive Européenne du 22 mai 2001, portant sur les Droits d&#8217;Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l&#8217;Information (DADVSI)<span id="more-302"></span>.</p>
<p>En effet, la France a été condamnée en 2005 pour non-transposition de cette directive, d&#8217;où la procédure d&#8217;urgence sélectionnée.Le projet de loi a fait l&#8217;objet d&#8217;une décision du Conseil Constitutionnel du 27 juillet 2006. La loi a été adoptée le 1er août 2006.</p>
<p>Lors de son adoption, la loi avait fait l&#8217;objet du vote surprise de deux amendements légalisant letéléchargement à usage privé contre rémunération. Il s&#8217;agissait de mettre en place un système delicence globale, qui aurait permis à tout internaute, contre rémunération, de télécharger de lamusique.</p>
<p>Le vote final du texte par l&#8217;Assemblée Nationale n&#8217;a pas retenu ce système de contribution forfaitaire. Ainsi, l&#8217;enjeu principal de ce texte devient la gestion des droits numériques, et l&#8217;interopérabilitéentre les différents systèmes et techniques de protection.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Cette loi pour objectif de lutter contre la transmission de fichiers illégaux sur les plate formes de peer-to-peer (ou P2P, réseaux décentralisés permettant de partager des fichiers informatiques), via la protection de mesures techniques de protection (MTP ou DRM en Anglais), limitant l&#8217;accès et la copie de certains médias (CD, DVD).</p>
<p>En pratique, cela peut se manifester par l&#8217;imposition d&#8217;un logiciel de lecture spécifique, un nombre d&#8217;écoutes limitées, une autorisation de lecture à distance via internet, un nombre restreint de copies possible, etc&#8230; Le projet érige ainsi des sanctions pénales à l&#8217;encontre de ceux quicontournent, ou aident au contournement, de telles mesures de protection.</p>
<p><strong>De nouvelles exceptions au droit d&#8217;auteur</strong></p>
<p>Le texte ajoute deux exceptions aux droits d&#8217;auteurs : l&#8217;auteur ne pourra ni s&#8217;opposer à l&#8217;exploitation de ses oeuvres par les associations venant en aide aux handicapés, ni s&#8217;opposer à la reproduction de ses oeuvres nécessaires au bon fonctionnement d&#8217;un site Internet (browsing et caching), pourvu que ces deux exceptions ne soient pas employées à des fins commerciales lésant injustement l&#8217;auteur.</p>
<p>La loi prévoit, en outre, la création d&#8217;un collège de trois médiateurs statuant sur les litiges portant sur les mesures techniques de protection, dans le cadre de ces deux exceptions. Ce collège, dont l&#8217;indépendance est rappelée, mais non contrôlée, a pour vocation de désengorger les Tribunaux.</p>
<p>La protection des mesures techniques de protectionEn ce qui concerne les mesures techniques de protection à proprement parler, la loi reprend la définition de la directive Européenne.</p>
<p>Le Conseil Constitutionnel indique que la loi doit être interprétée comme autorisant les auteurs à recourir à des mesures techniques de protection, limitant le bénéfice de l&#8217;exception de copie privée, voire y faisant obstacle dans les cas où une telle solution serait commandée par &laquo;&nbsp;<em>la nécessité d&#8217;assurer l&#8217;exploitation normale de l&#8217;oeuvre ou par celle de prévenir un préjudice injustifié à leurs intérêts légitimes</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>La loi prévoit la possibilité, dans la mesure où la technique le permet, de subordonner le bénéfice effectif des exceptions à un accès licite de l&#8217;oeuvre.</p>
<p>La contrefaçon, délit traditionnellement réservée à la violation d&#8217;un droit de propriété intellectuelle, sanctionnera ainsi le contournement, ou l&#8217;aide au contournement, d&#8217;une mesure technique de protection.</p>
<p>La condamnation pour contrefaçon sera retenue dans les hypothèses suivantes :</p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;porter atteinte&nbsp;&raquo; à une mesure technique de protection (modifier la mesure, altérer son codede programmation) ;</li>
<li>avoir l&#8217;intention de commettre l&#8217;acte, avoir conscience de son acte (&nbsp;&raquo; en connaissance de cause &laquo;&nbsp;) ;</li>
<li>avoir l&#8217;intention spéciale d&#8217;atteindre un but précis (&nbsp;&raquo; afin de &laquo;&nbsp;) ;</li>
<li>atteindre un résultat effectif : l&#8217;altération de la protection assurée par la mesure technique de protection.</li>
</ul>
<p>Ces critères sont cumulatifs, et à interpréter restrictivement, étant donné le caractère pénal de la sanction (principe de l&#8217;interprétation stricte de la loi pénale).</p>
<p>Il convient également de préciser l&#8217;apparition dans cette loi de sanctions graduées, pour lesinternautes pirates.</p>
<p>La loi prévoit que les éditeurs de logiciels, fabricants de systèmes techniques et exploitants deservices peuvent saisir l&#8217;Autorité de Régulation des Mesures Techniques pour des besoins d&#8217;interopérabilité. Le Conseil Constitutionnel rappelle que les consommateurs peuvent se pourvoir devant les Juridictions de droit commun.</p>
<p>Le Conseil Constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution la disposition vivement débattue visant à faire échapper au délit de contrefaçon les actes de reproduction et de représentation effectués dans le cadre de réseaux d&#8217;échanges peer to peer. Il considère que la particularité des réseaux d&#8217;échanges peer to peer ne permet pas de justifier la différence de traitement instaurée par la loi.</p>
<p>A été également condamnée par le Conseil Constitutionnel l&#8217;exception prévue pour les logiciels destinés au travail collaboratif, ainsi que la contraventionalisation des actes de reproduction et de représentation d&#8217;oeuvres, effectués dans le cadre des réseaux peer to peer.</p>
<p>En matière d&#8217;interopérabilité, le Conseil Constitutionnel a rappelé qu&#8217;à défaut de consentement des titulaires des droits, la communication obligatoire en matière d&#8217;interopérabilité devra entraîner une juste et préalable indemnité des ayants droits.</p>
<p>Blandine POIDEVIN</p>
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