<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jurisexpert &#187; Droit social</title>
	<atom:link href="http://www.jurisexpert.net/tag/droit-social/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.jurisexpert.net</link>
	<description>Site du cabinet et blog juridique</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 17:00:16 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Les conditions de validité de la délégation de pouvoir</title>
		<link>http://www.jurisexpert.net/les-conditions-de-validite-de-la-delegation-de-pouvoir/</link>
		<comments>http://www.jurisexpert.net/les-conditions-de-validite-de-la-delegation-de-pouvoir/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 14:40:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blandine Poidevin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilités - Précédents judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[délégation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit social]]></category>
		<category><![CDATA[jurisprudence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jurisexpert.net/?p=352</guid>
		<description><![CDATA[Le régime juridique de la délégation de pouvoir est issu de la Jurisprudence.
Les statuts de l&#8217;entreprise ne doivent pas l&#8217;exclure expressément et, le cas échéant, doivent déterminer les conditions auxquelles devra se soumettre toute délégation de pouvoir.  
La Jurisprudence n&#8217;admet la co-délégation, ou délégation multiple (pouvoirs divisés et délégués entre plusieurs salariés intervenant dans le même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le régime juridique de la délégation de pouvoir est issu de la Jurisprudence.</p>
<p style="text-align: justify;">Les statuts de l&#8217;entreprise ne doivent pas l&#8217;exclure expressément et, le cas échéant, doivent déterminer les conditions auxquelles devra se soumettre toute délégation de pouvoir.  </p>
<p style="text-align: justify;">La Jurisprudence n&#8217;admet la co-délégation, ou délégation multiple (pouvoirs divisés et délégués entre plusieurs salariés intervenant dans le même secteur de l&#8217;entreprise) que si elle n&#8217;est  « <em>ni de nature à restreindre l&#8217;autorité des délégataires ni à entraver les initiatives de chacun d&#8217;eux</em> » (CCass., Ch. Crim, 6 juin 1989, n°88-82266).  <span id="more-352"></span></p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;agissant de la subdélégation de pouvoir, ou délégation en cascade, outre le fait que le premier délégant doit avoir prévu cette subdélégation, la Cour de Cassation estime que :  </p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L&#8217;autorisation du chef d&#8217;entreprise dont émane la délégation de pouvoirs initiale n&#8217;est pas nécessaire à la validité des subdélégations de pouvoirs, dès lors que celles-ci sont régulièrement consenties et que les subdélégataires sont <span style="text-decoration: underline;">pourvus de la compétence, de l&#8217;autorité et des moyens propres à l&#8217;accomplissement de leur mission</span></em> »  (CCass., Ch. Crim, 30 octobre 1996, Bull. Crim. n°389).  </p>
<p style="text-align: justify;">Pour une même infraction pénale, la responsabilité de la société peut être engagée en même temps que celle du dirigeant ou de son délégataire.  </p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;exercice de l&#8217;activité de l&#8217;entreprise, il appartient aux dirigeants de respecter et de faire respecter par les salariés la réglementation applicable à l&#8217;entreprise. Le dirigeant a, à cet égard, une obligation personnelle de contrôle et de surveillance et est présumé avoir failli à cette obligation si une infraction est commise par son préposé.  </p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, dans cinq arrêts de principe du 11 mars 2003, la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation (CCass., Ch. Crim., 11 mars 1993, Bull. Crim. n° 112) a retenu que :  </p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Sauf si la loi en dispose autrement, le chef d&#8217;entreprise, qui n&#8217;a pas personnellement pris part à la réalisation de l&#8217;infraction, peut <span style="text-decoration: underline;">s&#8217;exonérer de sa responsabilité pénale</span> s&#8217;il rapporte la preuve qu&#8217;il a délégué ses pouvoirs à une personne <span style="text-decoration: underline;">pourvue de la compétence, de l&#8217;autorité et des moyens nécessaires</span></em><span style="text-decoration: underline;"> </span> ».  </p>
<p style="text-align: justify;">A contrario, la délégation de pouvoir ne décharge pas le délégant de sa responsabilité civile : selon l&#8217;article L4741-7 du Code du Travail, « <em>Les chefs d&#8217;entreprise sont civilement responsables des condamnations prononcées contre leurs directeurs, gérants, préposés.</em> »  </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Les conditions de validité de la délégation </span></strong> </p>
<p style="text-align: justify;">1. La délégation de pouvoir ne doit pas être interdite par une loi.</p>
<p style="text-align: justify;">2. Un rapport de subordination doit exister entre le délégant et le délégataire(droit du travail).</p>
<p style="text-align: justify;">3. Le délégataire doit disposer pleinement de la <em>compétence</em>, de <em>l&#8217;autorité</em>, des <em>moyens nécessaires pour accomplir la mission confiée</em>(CCass., Ch. Crim, 30 octobre 1996, Bull. Crim. n°389).</p>
<p style="text-align: justify;">4. Le délégant doit appartenir à une entreprise d&#8217;une taille suffisante (cet élément est évalué au cas par cas par la Jurisprudence) et doit être dans l&#8217;impossibilité d&#8217;assurer personnellement une surveillance effective des activités et du personnel de l&#8217;entreprise (CCass., Ch. Crim, 3 janvier 1964, Gaz. Pal. 1964. I. 313, Rev. sc. Crim, 1965, p. 651, obs. Legal ; CCass., Ch. Crim, 11 mars 1993, Bull. Crim., n° 112, p. 270) mais il n&#8217;a pas à établir obligatoirement une impossibilité totale d&#8217;accomplir personnellement la mission objet de la délégation(CCass., Ch. Crim, 22 mars 1995, pourvoi n°94-80117).</p>
<p style="text-align: justify;">5. La délégation doit résulter d&#8217;éléments <span style="text-decoration: underline;">clairs et précis</span> qui peuvent être factuels ou tirés du contexte. (CCass., Ch. Crim, 30 avril 2002, n°01-84405).</p>
<p style="text-align: justify;">6. La délégation doit être précise et limitée dans son champ et dans le temps(CCass., Ch. Crim., 20 octobre 1999, n°98-83562).</p>
<p style="text-align: justify;">7. La délégation ne doit concerner qu&#8217;un secteur des fonctions et/ou des missions déterminés (CCass., Ch. Crim, 21 octobre 1975, n°75-90427).</p>
<p style="text-align: justify;">8. La délégation doit être permanente (CCass., Ch. Crim, 21 novembre 1973, Bull. Crim., n°431).</p>
<p style="text-align: justify;">En sus de ces conditions primordiales, d&#8217;autres conditions ont été ajoutées par la Jurisprudence : <strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">- La délégation n&#8217;a pas nécessairement à être nominative pour être certaine et exempte d&#8217;ambiguïté(CCass., Ch. Crim, 2 mars 1988, n°87-81528).  </p>
<p style="text-align: justify;">- La délégation peut être implicitedès lors qu&#8217;elle est conférée à un cadre dirigeant de l&#8217;entreprise (CCass., Ch. Crim, 2 octobre 2001, n°00-87075).  </p>
<p style="text-align: justify;">- Les Juges considèrent qu&#8217;une délégation ne peut être régulièrement consentie lorsqu&#8217;elle provoque un abandon complet de responsabilités chez le dirigeant (CCass., Ch. Crim, 28 janvier 1975, Bull. Crim, n° 32).  </p>
<p style="text-align: justify;">- La doctrine est divergente sur la question de savoir si l&#8217;acceptation du délégataire est une condition de validité ou non de la délégation. La Jurisprudence ne s&#8217;est jamais prononcée directement, mais relève souvent si la délégation a été acceptée ou non.  </p>
<p style="text-align: justify;">- Une délégation de pouvoirs peut être valide, qu&#8217;elle soit verbale ou écrite, et elle n&#8217;a pas à faire apparaître certaines mentions obligatoires. La délégation peut donc se déduire des dires, du comportement du délégataire, etc.  </p>
<p style="text-align: justify;">- Il convient d&#8217;informer le délégataire du contenu de la délégation (nature des pouvoirs transférés, objet et étendue de la mission dont il est chargé, réglementation applicable&#8230;), mais aussi de ses obligations et de la responsabilité pénale qu&#8217;il encourt éventuellement.  </p>
<p style="text-align: justify;">- La délégation valide peut être verbale ou écrite, sachant que l&#8217;écrit facilite la preuve.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jurisexpert.net/les-conditions-de-validite-de-la-delegation-de-pouvoir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

