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Médecins : comment préserver votre e-réputation

Il n’est jamais agréable de découvrir, sur Internet, des propos désagréables postés par un patient mécontent. Ca l’est encore moins lorsque rien ne justifie, au vu des actes effectués par le praticien, une telle attitude ou, même parfois, lorsque les commentaires sont le fait de médecins concurrents.

Face à ce risque, comment s’organiser pour préserver sa réputation en ligne? Vous trouverez ci-dessous quelques conseils, non exhaustifs, et qui devront être adaptés à chaque cas.

Premier conseil : faire de la veille (sur les principaux moteurs de recherche, en tapant ses nom et prénom, sur les réseaux sociaux, en créant un compte permettant, le cas échéant, de répondre directement aux propos gênants). Cette vigilance régulière permet également de s’assurer qu’il n’a pas été créé, sans votre accord, de fiche vous concernant sur des outils tels que « Google my Business ».

Deuxième conseil : conserver la trace des messages, commentaires ou propos litigieux en les faisant, le cas échéant, constater par un huissier de justice. Ca pourra servir en cas de contentieux judiciaire.

Troisième conseil : réagir vite. En effet, le délai de prescription en matière d’infractions relevant du droit de la presse (injures, diffamation…) est de 3 mois à compter de la publication! Néanmoins, il faut conserver à l’esprit que, parfois, la meilleure défense peut être le silence, afin de laisser « le soufflet » retomber.

Retrouvez plus de détails dans le guide pratique publié par l’Ordre national des Médecins pour « préserver sa e-réputation ».

Quelques conseils pour préserver votre e-réputation

Sur le web, rien ne se perd. Toutes les données qui vous concernent sont potentiellement accessibles par tous. Qu’il s’agisse des photographies de votre vie étudiante festive, des archives du blog que vous aviez tenu lors d’un voyage à l’étranger, de votre participation sur la liste électorale d’un parti politique sulfureux lors d’élections locales ou encore du jugement relatant une condamnation pénale : vous laissez des traces.

Celles-ci peuvent se révéler encombrantes. Comment faire pour qu’elles soient déréférencées des moteurs de recherche et ainsi rendues inaccessibles ?

Tout d’abord, il peut être utile de consacrer quelques minutes au paramétrage de la confidentialité de son compte sur les réseaux sociaux, afin de préserver le caractère privé de ses publications. Ceux-ci ne seront alors pas accessibles par le biais des moteurs de recherche mais réservés à vos amis et relations.

Dans le cas où le contenu visé est publié sur un site web tiers, tel qu’un éditeur de presse, un blog ou un forum de discussion, il est possible de demander sa suppression en s’adressant directement à l’éditeur du site concerné ou, lorsque celui-ci ne réagit pas ou n’a pu être identifié, à l’hébergeur (qui assure le stockage du site sur ses serveurs).

En cas d’échec de cette démarche, les moteurs de recherche pourront être sollicités au titre du droit à l’oubli, par le biais des différents formulaires qu’ils proposent désormais[1].

Les principaux refus opposés par les moteurs de recherche sont justifiés par le fait que l’information litigieuse est toujours d’actualité, qu’elle ne concerne pas une personne physique, que l’internaute est un personnage public ou que le plaignant est un personnage public.

En dernier recours, le Tribunal compétent pourra être saisi. Attention toutefois, le juge saisi analyse en détail la demande présentée afin de s’assurer qu’elle ne porte pas atteinte à la liberté d’information du public. Ainsi, le Tribunal de grande instance de Paris a rejeté une demande de suppression et de désindexation d’un article en ligne du quotidien 20 Minutes[2]. L’article litigieux, accessible sur le site internet du quotidien, intitulé « Un cavalier accusé de viol », relatait le placement en garde à vue d’un cavalier de niveau international soupçonné d’être impliqué dans le viol d’une stagiaire.

Les juges ont rejeté la demande de droit à l’oubli, en faisant prévaloir la liberté d’information et l’intérêt légitime à divulguer des informations visant une personne exerçant une profession faisant appel au public et encadrant une activité proposée, notamment, à des enfants.

Au contraire, dans une décision précédente, la même juridiction avait ordonné à la société Google de retirer de ses résultats de recherche un lien vers un article du Parisien évoquant la condamnation, datant de 2006, d’une internaute pour escroquerie à une peine de trois ans de prison dont trois mois ferme. La plaignante, à la recherche d’un emploi, s’était tournée vers la justice à la suite du refus préalablement opposé par le géant américain.

Lorsque votre demande est rejetée par le tribunal saisi, il reste possible de faire appel à des structures spécialisées qui tenteront de renvoyer au-delà de la troisième page de résultats, le contenu qui vous gêne.

A l’heure où de plus en plus de plateformes proposent aux internautes de redevenir propriétaires de leurs données personnelles et de gagner de l’argent en louant leurs profils[3] aux marques et annonceurs, il est plus que jamais important de permettre aux internautes de retrouver la maîtrise de leur e-réputation.

Diffamation sur Internet – Jurisexpert – le 26 mars 2013 à 9h, Lille

Nous vous invitons à participer à un petit-déjeuner sur le thème de la diffamation sur Internet de 9h à 10h.

La diffamation sur Internet dans le Nord Pas-de-Calais
Quelles conséquences pour les intéressés ?
Comment réagir ?

La diffamation sur Internet est omniprésente dans l’actualité de la région. Diffamation d’un supérieur par un salarié dans une entreprise, d’un professeur par ses élèves… Le tout essentiellement sur les réseaux sociaux. On peut aussi évoquer le cas des justiciables cités dans des chroniques judiciaires en ligne et qui de ce fait ne peuvent accéder au « droit à l’oubli ».

Si les écrits restent, les écrits électroniques restent encore plus longtemps et sont capables de « détruire une réputation » et d’avoir pour un chef d’entreprise des impacts économiques conséquents.

Pourtant Internet et les réseaux sociaux sont très loin d’être des zones de non-droit.

Blandine Poidevin, avocat spécialisée dans le Droit sur Internet, évoquera des exemples et des cas pratiques de diffamation, rappellera les lois en vigueur et surtout les moyens d’y faire face.

plan d’accès

RSVP : contact@jurisexpert.net

E-réputation, Telmi 2011, le 29 mars 2011, Lille

Nous participerons à l’atelier juridique en début d’après-midi.

FORUM TELMI’11
Lille, Mardi 29 Mars 2011

Comment gérer sa e-réputation sur le Web ?
www.forum-telmi.fr

Dans sa troisième édition, le forum professionnel Telmi s’intéresse à un thème de grand intérêt : l’E-réputation et l’Entreprise (indices, indicateurs, identité). Cette manifestation est organisée conjointement par l’Université Charles de Gaulle Lille3 (UFR IDIST et Laboratoire GERiiCO) et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Région Nord-Pas de Calais (ARIST), avec le soutien du GFII (Groupement Français de l’Industrie de l’Information) et d’autres partenaires institutionnels et de presse (ABD-BVD, ADBS, Aproged, Archimag, EuraTechnologies, InfoNord, Veille magazine…). Elle aura lieu le mardi 29 mars 2011, de 08h à 18h30, dans les locaux de la CCI-Grand Lille.
Le forum TELMI (Technologies Linguistiques et Management d’Information) demeure un carrefour de spécialistes du monde professionnel, institutionnel et académique concernés par les questions du management de l’information stratégique en entreprise, notamment les questions relatives à l’analyse d’opinions, à la réputation numérique, à sa régulation, aux apports de l’intelligence économique, aux démarches à même d’accroître le trafic et la visibilité sur le Web ou d’identifier les menaces et le buzz négatif sur les réseaux sociaux.

En marge des Conférences-débats et des Ateliers de témoignages, des acteurs professionnels et institutionnels exposeront leurs outils en démonstration dans une douzaine de stands (consulter le Programme).
L’entrée au Forum est gratuite mais l’inscription est obligatoire pour pouvoir disposer d’un badge.